La crise du coronavirus se termine: une bonne nouvelle pour notre santé, une moins bonne pour notre portefeuille

Nous sortons lentement mais sûrement de la crise du coronavirus. Dans de nombreux pays, le nombre d’infections diminue régulièrement et les activités économiques reprennent. Beaucoup sont forcément soulagés que la fin de la crise sanitaire approche. Mais nous ressentirons l’impact financier de la pandémie pendant encore un certain temps.

Pourquoi est-ce important ?

Pendant la crise du coronavirus, de nombreuses sociétés ont dû suspendre temporairement leurs activités. Avec l'assouplissement des mesures sanitaires dans de nombreux pays, la vie économique reprend son cours. Mais dans le même temps, l'impact du virus sur la vie financière et économique n'apparaît que maintenant.

La campagne de vaccination bat son plein dans de nombreux pays. La Belgique peut d’ailleurs se targuer d’un taux de vaccination très élevé. Nous constatons également que les gouvernements assouplissent une bonne partie des mesures relatives aux virus. Cela permet, entre autres, de garantir la reprise des activités économiques.

Tension entre l’offre et la demande

Maintenant que la fin de la crise sanitaire est en vue, son impact économique devient clair. Et c’est douloureux. Le fait que des entreprises du monde entier aient dû fermer temporairement leurs portes a créé une perturbation du côté de l’offre. La situation est telle que de nombreux producteurs et fournisseurs ont du mal à faire face à l’augmentation de la demande. En raison de l’assouplissement des mesures, nous sommes autorisés à en faire plus, et donc à dépenser plus d’argent. Pensez, par exemple, aux sorties dans les restaurants et les bars.

En outre, nous avons tous découvert de nombreuses nouvelles passions pendant la crise. Certains ont commencé à bricoler, tandis que d’autres se sont mis au vélo. L’été dernier, d’ailleurs, il est apparu que ceux qui voulaient acheter un vélo de course devraient, dans certains cas, attendre jusqu’en 2023 avant de pouvoir grimper sur leur nouvelle machine.

Ce déséquilibre entre l’offre et la demande se fait sentir dans notre portefeuille. La récente hausse des prix de l’énergie en est un bon exemple. L’accroissement des activités économiques a entraîné une forte augmentation de la demande énergétique, notamment en Chine. Et cela a un impact sur les prix de gros sur le marché de l’énergie. Ceux-ci ont fortement augmenté au cours des dernières semaines. De nombreux consommateurs ressentiront (bientôt) ces augmentations dans leur porte-monnaie. Par exemple, le régulateur fédéral de l’énergie, la CREG, a calculé qu’une famille moyenne ayant un contrat d’énergie variable devra payer plus de 700 euros supplémentaires pour sa consommation.

Ailleurs dans le monde

Ailleurs dans le monde, les conséquences financières et économiques de la crise du coronavirus font également surface. Par exemple, le Royaume-Uni a récemment souffert d’une pénurie de carburant. La situation était si grave que l’armée a dû approvisionner des stations d’essence. Selon les analystes, cette pénurie est le résultat de la crise sanitaire combinée au Brexit.

Même au Japon, où la faible croissance a maintenu les prix de nombreuses choses – y compris les salaires – bas pendant des décennies, les consommateurs et les entreprises sont confrontés à un choc de prix pour des produits de base comme le café et le bœuf.

L’inflation sous-jacente des prix à la consommation au Japon n’a cessé de baisser qu’en août, mettant fin à une période de 12 mois de déflation. Les économistes et les responsables politiques s’attendent à ce que les récentes hausses de prix se reflètent dans les données officielles au cours des prochains mois.

L’inflation en hausse

Aux Etats-Unis, l’inflation a atteint 5,4% en septembre, le niveau le plus élevé depuis janvier 1991. L’Union européenne n’a pas non plus échappé à une forte dose d’inflation. Elle a atteint 3,4% en septembre, soit le niveau le plus élevé depuis 2008. Certains experts s’attendent à ce qu’elle atteigne 4 %d’ici la fin de l’année. Ce chiffre est deux fois plus élevé que l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE). Elle vise un taux d’inflation de 2% à moyen terme.

Reste à savoir ce que l’hiver nous réserve. Un hiver rigoureux pourrait faire grimper encore plus les prix de l’énergie. « La hausse des prix de l’énergie accroît les pressions inflationnistes qui, associées à d’éventuelles coupures de courant, pourraient entraîner une baisse de l’activité industrielle et un ralentissement de la reprise économique », a récemment déclaré l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Conclusion : La crise du Covid touche peut-être à sa fin, mais les conséquences économiques et financières de cette pandémie se feront sentir dans nos portefeuilles pendant encore un bon moment.

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