La Corée du Nord affirme son droit à tester des armes avec une nouvelle démonstration de force

Alors que son ambassadeur revendiquait « le droit légitime » de son pays à tester des armes lors d’un discours à l’ONU, la Corée du Nord tirait un nouveau projectile en mer. Une manière pour le pays de bomber le torse face à la « politique hostile » des États-Unis et de Séoul à son égard. Il s’agit du troisième tir effectué par Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, ce mois-ci.

Le premier tir effectué au mois de septembre impliquait un missile de croisière à longue portée et le second des missiles balistiques à courte portée. Quant à ce troisième, difficile à dire. L’armée sud-coréenne n’a fait écho que d’un « projectile non identifié », alors que le ministère japonais de la Défense parle d’un missile balistique, sans plus de précision.

Le projectile n’a, fort heureusement, posé aucune menace immédiate pour le personnel, le territoire ni pour les alliés américains, a indiqué l’armée américaine dans un communiqué.

Le droit légitime de tester des armes

Cette nouvelle démonstration de force est intervenue presque au même moment que la prise de parole de l’ambassadeur nord-coréen, Kim Jong, à l’ONU. Ce dernier a souligné que son pays avait « le droit légitime » de tester des armes et de « renforcer ses capacités de défense ».

« Personne ne peut nier à la Corée du Nord le droit légitime à l’autodéfense pour développer, tester, fabriquer et posséder des systèmes d’armes », a insisté l’ambassadeur, en réclamant aux États-Unis de cesser leur « politique hostile », rapporte l’AFP.

« Nous ne faisons que renforcer nos capacités de défense nationale, afin de nous défendre et de garantir de manière fiable la sécurité et la paix du pays », a ajouté le diplomate nord-coréen.

« Ouvert » aux pourparlers

L’homme a multiplié les attaques contre les États-Unis, assurant que ces derniers multipliaient les exercices militaires à proximité de son pays, signe d’une certaine hostilité à l’égard de la Corée du Nord.

Il a cependant indiqué que son pays était prêt à répondre à toute offre de pourparlers avec les Américains. La dernière tentative, restée dans l’impasse, remonte à 2019. Le président de l’époque, Donald Trump, s’était entretenu avec Kim Jong Un, mais sans succès.

La Corée du Nord s’est aussi dite, par le biais de son ambassadeur, prête à relancer les pourparlers Intercoréens, mais uniquement si la Corée du Sud mettait fin à sa politique hostile à son égard, en référence au test de missile balistique lancé par un sous-marin il y a peu.

Difficile de savoir si cette position d’ouverture à la discussion avec les États-Unis et la Corée du Sud est sincère à l’heure actuelle. La dernière prise de parole de la sœur de Kim Jong Un, Kim Yo-jong, n’allait en tout cas pas dans le sens de la discussion. « Si vous voulez dormir tranquille pendant les quatre ans à venir, vous feriez bien de ne rien entreprendre qui vous fasse perdre le sommeil », avait-elle lancé aux États-Unis.

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