Facebook entre dans le club très fermé des entreprises à plus de 1.000 milliards de dollars

Lundi soir, la valorisation de Facebook a atteint 1.000 milliards de dollars. La cause de cet emballement boursier: le rejet de deux plaintes américaines pour pratiques anticoncurrentielles.

Pourquoi est-ce important ?

Les entreprises technologiques sont accusées de toutes parts de pratiques anticoncurrentielles. Facebook est un groupe qui possède un tel pouvoir sur la vie des gens, l'opinion publique et même sur la politique qu'ils sont nombreux à vouloir faire tomber l'entreprise. Le rejet de deux plaintes et la hausse de cours boursier montrent bien que Facebook n'est pas près de quitter sa position de leader technologique.

Peu d’entreprises ont atteint une valorisation boursière aussi élevée. Facebook devient la 5e société à dépasser ce chiffre, après Apple, Microsoft, Amazon et Alphabet (Google). Les Big Tech américaines sont plus fortes que jamais. De nombreux investisseurs croient en un avenir radieux pour ces entreprises, alors qu’elles sont attaquées par les Autorités de la Concurrence de nombreux États, mais aussi par de nouvelles législations votées un peu partout dans le monde.

Lundi soir, le cours du titre Facebook a grimpé de 4% en quelques heures. Ce mardi, les actions de l’entreprise s’échangent encore à plus de 355 dollars, alors qu’elles en valaient 343 dollars à l’ouverture de la Bourse, la veille. On est bien loin des 200 dollars par action de l’année dernière.

Pratiques anticoncurrentielles

Cette entrée dans le cercle très fermé des entreprises de plus de mille milliards de dollars, Facebook la doit à un juge américain. Lundi soir (en pleine nuit pour nous), le juge James Boasberg de Washington a débouté deux plaintes contre Facebook.

  1. L’Autorité américaine à la Concurrence (FTC) avait affirmé que Facebook, en détenant 60% des parts de marchés des réseaux sociaux, se plaçait donc dans une situation de monopole. Mais selon le juge, la définition de réseaux sociaux est bien plus large que la proposition de l’Autorité. En outre, la FTC n’avait pas pu prouver clairement le chiffre de 60%.
  2. Plusieurs États américains avaient porté plainte contre l’achat d’Instagram et de WhatsApp par Facebook. Selon eux, il s’agit d’une technique pour supprimer les plus gros concurrents de l’entreprise. Les ventes datent respectivement de 2012 et 2014. Pour le juge, les Etats ont mis trop longtemps avant de déposer une plainte.

Les plaignants peuvent toujours relancer les affaires au cours du mois qui arrive. Mais le rejet de ces deux plaintes renforce un peu plus la robustesse de l’entreprise. Facebook est attaqué par plusieurs autorités de la Concurrence dans le monde, notamment en Europe, où il est accusé de « fausser la concurrence » pour mieux vendre ses produits sur le Marketplace.

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