Le directeur du FBI profondément préoccupé par le programme d’IA de la Chine

Christopher Wray, le directeur du FBI, l’agence américaine de renseignement intérieur, s’est inquiété à Davos de la façon dont la Chine gère son intelligence artificielle.

Pourquoi est-ce important ?

L'intelligence artificielle connaît une croissance exponentielle et les grandes puissances ont compris qu'elle bouleversait les règles du jeu au niveau mondial. Elle pourrait à terme remplacer toute une série d'emplois, mais elle suscite également des craintes quant au respect de la vie privée.

Dans l’actualité : Selon le FBI, le programme d’IA de la Chine ne fonctionne pas « dans les limites de la loi » mais prospère sur « la propriété intellectuelle et les données sensibles qu’ils ont volées au fil des ans. »

  • « Le pays va utiliser l’IA pour étendre encore ses opérations de piratage, voler la propriété intellectuelle et agir de manière plus répressive contre les dissidents », a martelé le directeur du FBI dans son discours au Forum économique mondial de Davos.
  • Ses préoccupations ne sont pas nouvelles. Les responsables du renseignement américain ont également mis en garde contre les ambitions de la Chine en matière d’IA en 2021. Ils ont alerté les entreprises, les universitaires et les organismes gouvernementaux sur les risques liés à l’acceptation d’investissements ou d’expertise venus de Chine. Le risque d’espionnage industriel, par exemple, est réel.
  • « L’intelligence artificielle est un exemple classique de technologie pour laquelle j’ai toujours la même réaction. Je me dis « Wow, on peut faire ça ? » et puis je me dis « Oh mon Dieu, ils peuvent faire ça » résume Wray.
  • « Pour contrebalancer la technologie chinoise, les États-Unis doivent renforcer leur propre programme d’IA. » C’est du moins l’avis d’Eric Schmidt, l’ancien PDG de Google.
  • Les armes basées sur l’IA ont également été mentionnées par M. Schmidt comme un risque à surveiller. Ces armes pourraient, entre autres, identifier et neutraliser des cibles humaines de manière autonome, sans un soldat pour appuyer sur la gâchette.

Pas de réponse

  • La Chine n’a pas réagi immédiatement aux accusations de M. Wray, alors qu’elle avait auparavant accusé les États-Unis de donner une image négative du pays et de répandre la peur, comme – selon la Chine – au temps du coronavirus.
  • Les deux pays sont conscients que le fait d’être en avance dans la course à l’IA apporte un avantage concurrentiel. Celle-ci peut accroître l’efficacité, améliorer la sécurité nationale et même contribuer à résoudre des problèmes sociaux. Mais elle peut également être utilisée à des fins moins altruistes.

MB

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