Citigroup prévoit une baisse du prix du Brent à 60 dollars en raison de l’apaisement des tensions dans le détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • Citigroup prévoit que les cours du Brent chuteront vers les 60 dollars le baril d’ici la fin de l’année.
  • La stabilisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz met fin aux flambées de prix observées précédemment.
  • Les grandes institutions financières mettent en garde contre une offre excédentaire mondiale de pétrole et une saturation du marché.

Les analystes de Citigroup prévoient que les cours du Brent pourraient glisser vers les 60 dollars le baril d’ici la fin de l’année. Ces prévisions baissières découlent de la conviction que l’instabilité autour du détroit d’Ormuz s’atténue, permettant aux fondamentaux du marché de reprendre le dessus.

Selon la banque, le marché physique du pétrole s’est considérablement affaibli à mesure que les flux de transport maritime reviennent à la normale, que les stocks restent plus élevés que prévu et que la demande chinoise reste atone.

Stabilisation du transit maritime

La reprise rapide du transit pétrolier via le détroit d’Ormuz a accru la disponibilité immédiate pour les raffineries, dont beaucoup s’étaient auparavant tournées vers d’autres sources d’approvisionnement. Cette évolution a contribué à une forte baisse de 30 pour cent de l’indice de référence mondial au cours du deuxième trimestre 2026, effaçant de fait les pics de prix provoqués par le conflit entre l’Iran et les États-Unis.

Bien que certains obstacles logistiques et ajustements en matière d’assurance devraient entraîner une volatilité temporaire, l’augmentation du trafic maritime indique que les compagnies de transport maritime considèrent désormais les risques régionaux comme gérables.

Des perspectives pessimistes dans l’ensemble du secteur

Les perspectives pessimistes sont partagées par d’autres grandes institutions financières. Goldman Sachs anticipe un glissement vers une offre excédentaire mondiale à mesure que les effets de la guerre s’estompent, tandis que Morgan Stanley a abaissé à plusieurs reprises ses objectifs de cours en raison de la menace d’une surabondance du marché.

Désescalade diplomatique 

La stabilité actuelle est largement attribuée à un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, qui a mis fin aux blocus qui paralysaient auparavant la principale voie d’exportation du golfe Persique. Citigroup estime que cette trêve devrait déboucher sur un accord formel, car les motivations en faveur d’une désescalade régionale l’emportent actuellement sur les avantages d’une hostilité persistante.

En conséquence, la société conseille aux investisseurs de vendre lors de brèves hausses de prix estivales, en maintenant un objectif de fin d’année compris entre 60 et 65 dollars le baril.

(at)

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