Lockheed Martin met à jour le F-35 afin que cet avion de combat soit compatible avec les armes produites en Europe


Principaux renseignements

  • Lockheed Martin intègre des armes européennes dans le F-35 afin de renforcer l’interopérabilité au sein de l’OTAN.
  • Les mises à jour du Block 4 vont révolutionner la puissance de feu grâce à des radars de pointe et des outils de guerre électronique.
  • Les retards persistants et la hausse des coûts repoussent le déploiement complet du programme vers 2031.

Afin d’améliorer l’interopérabilité entre les alliés de l’OTAN et de stimuler potentiellement la demande internationale, Lockheed Martin intègre des armements de fabrication européenne dans le F-35 Lightning II. La Marine américaine a facilité cette démarche grâce à une modification de contrat d’un montant de 74,2 millions de dollars (64,6 millions d’euros), visant à rendre le chasseur furtif plus polyvalent pour les forces aériennes italiennes et britanniques.

Armements européens

Ces modifications s’inscrivent dans le cadre de la mise à jour « Block 4 », décrite comme la refonte la plus complète de l’appareil à ce jour. Bien que le contrat officiel ne mentionne pas de munitions spécifiques, les essais se sont déjà concentrés sur le missile de croisière SPEAR 3 et le missile air-air à longue portée Meteor, tous deux produits par MBDA.

Cette mise à niveau est essentielle pour conserver un avantage concurrentiel face à l’évolution des menaces aériennes et à la sophistication des systèmes de défense.

Contretemps et retards du programme

Au-delà de l’intégration des armes, le programme « Block 4 » vise à révolutionner les capacités de l’avion. Les améliorations prévues comprennent le radar AN/APG-85, qui offre une identification supérieure des cibles, ainsi que des outils avancés de guerre électronique non cinétique conçus pour brouiller les signaux ennemis et intercepter les missiles entrants. Ces améliorations ont pour but d’accélérer la « chaîne de destruction » et d’accroître la létalité globale de l’avion.

Cependant, le chemin vers le Block 4 a été entaché par d’importants contretemps. Initialement prévue pour 2026, la mise en service a d’abord été repoussée à 2029 et pourrait désormais être reportée à 2031. Ces changements de calendrier, combinés à une escalade des dépenses, ont suscité des critiques concernant la gestion du programme.

Partenariat mondial

Le projet F-35 reflète un partenariat stratégique mondial, à l’image de la pratique américaine consistant à répartir la production entre plusieurs régions afin de s’assurer un soutien politique et financier. Cette approche internationalisée transparaît clairement dans le contrat actuel, plus de la moitié des travaux étant réalisés à Samlesbury, au Royaume-Uni, et le reste réparti entre cinq États américains.

L’ampleur du programme Joint Strike Fighter reste considérable, avec 20 pays participants et plus de 3 000 appareils commandés pour ses trois versions. En juin, Lockheed Martin avait livré plus de 1 335 avions, qui ont cumulé plus d’un million d’heures de vol et effectué de nombreuses missions de combat. L’Italie et le Royaume-Uni restent des partenaires clés, la première ayant commandé 115 appareils et le second en prévoyant 138. Cet effort d’intégration en cours devrait s’achever d’ici décembre 2032. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus