Principaux renseignements
- La BCE a relevé ses taux d’intérêt pour lutter contre une inflation qui devrait persister jusqu’en 2027.
- Les responsables doivent trouver un équilibre entre la stabilité des prix et le ralentissement de l’économie régionale.
- La stabilité des anticipations à long terme et la baisse des rémunérations des salariés empêchent des changements de politique plus agressifs.
Boris Vujcic, vice-président de la Banque centrale européenne, a indiqué que la décision de relever les taux d’intérêt était une mesure nécessaire, car l’inflation devrait se maintenir à des niveaux élevés jusqu’en 2027. S’exprimant lors d’un événement consacré à la politique monétaire à Londres, Vujcic a expliqué que la persistance de l’inflation sous-jacente et globale avait été le principal facteur à l’origine des ajustements de taux décidés lors de la dernière réunion.
Équilibre entre inflation et croissance économique
Après une hausse d’un quart de point le 11 juin, la BCE évalue actuellement la nécessité d’un nouveau resserrement monétaire. Les responsables s’inquiètent particulièrement de voir l’inflation provoquée par le conflit géopolitique, qui s’établit actuellement à 3,2 pour cent, s’étendre au-delà du secteur de l’énergie. Ils s’efforcent toutefois de trouver un équilibre entre ces préoccupations et le risque d’étouffer davantage une économie qui connaît déjà un ralentissement.
Malgré les perturbations persistantes de l’offre causées par la guerre en Ukraine, Vujcic a estimé que la croissance économique de l’Union européenne, qui compte 21 États membres, restait relativement stable.
Besoin de flexibilité
D’autres membres de la direction ont fait écho à ces préoccupations. L’économiste en chef Philip Lane a noté que, malgré d’éventuels progrès diplomatiques au Moyen-Orient, il existe un risque significatif que l’inflation reste supérieure à l’objectif de 2 pour cent pendant une période prolongée. Il est donc essentiel que la banque assure la stabilité des prix à moyen terme.
De même, la présidente Christine Lagarde a souligné la nécessité de faire preuve de souplesse, affirmant que la banque adaptera sa stratégie à mesure que la situation économique évoluera.
Indicateurs positifs
Malgré ces défis, Vujcic a mis en avant certains indicateurs positifs, soulignant que les anticipations d’inflation à long terme restaient stables. Il a en outre fait remarquer qu’il n’y avait actuellement aucun signe de spirale salaires-prix, la rémunération par salarié étant en baisse. Par conséquent, la banque estime qu’une réponse de politique monétaire plus agressive n’est pas encore nécessaire, même si les hausses de taux actuelles restent justifiées selon diverses projections économiques. (fc)
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