Charlie Munger avertit les jeunes: aujourd’hui, c’est beaucoup plus difficile de devenir riche, et de le rester

Pour les jeunes qui se lancent dans la vie active et dans le monde de l’investissement, le vétéran du marché Charlie Munger voit deux obstacles : l’inflation et l’envolée du prix de l’immobilier, et la complexité des investissements. Avant, les choses étaient plus simples.

Les paroles d’un vieux sage, comme on dit. Charlie Munger, éternel acolyte de Warren Buffett, sait de quoi il parle. Ce vétéran de l’investissement a passé sa vie à gagner de l’argent et a faire croitre sa fortune. Mais aujourd’hui, la situation est bien plus difficile pour les jeunes, fraîchement diplômés, qui veulent se lancer dans les affaires et faire fortune, et surtout qui veulent garder leur argent, analyse-t-il.

A ce constat, il y a plusieurs raisons. D’abord, l’inflation complique la chose aux jeunes, notamment l’envolée des prix de l’immobilier, analyse-t-il, cité par CNBC.

En comptant l’évolution de l’économie et de la valeur réelle de l’argent, le prix n’est plus ce qu’il était à l’époque. En 1980, année où Charles T. Munger est devenu vice-président de Berkshire Hathaway (position qu’il occupe toujours aujourd’hui), une maison en Californie coûtait 80.000 dollars (prix médian) – en rapportant le prix à aujourd’hui, cela équivaudrait à 275.000 dollars. Sauf que le prix médian d’une maison en Californie est aujourd’hui de plus de 800.000 dollars.

C’est que l’immobilier est souvent considéré comme un investissement sûr, qui vaut comme couverture contre l’inflation et d’autres risques. Mais cet investissement devient donc de moins en moins accessible à un débutant.

« Investir devient de plus en plus complexe »

Un autre constat dressé par Munger est qu’investir et avoir du succès dans l’investissement est devenu plus complexe, ces dernières décennies. Il trouve de plus en plus difficile de donner des astuces universelles, des conseils en investissement « à taille unique pour tous ». Pendant des années, il a par exemple prêché de détenir un portefeuille diversifié, composé d’actions ordinaires – ce qui donnait jusqu’à 10% de retour sur investissement.

Mais le monde de l’investissement est devenu plus complexe, et sa botte infaillible n’est plus l’exemple à suivre. « Je ne pense pas que l’avenir offrira au jeune qui sort de l’université cette année une opportunité d’investissement aussi facile », prévoit-il.

Quelques lueurs d’espoir

Une astuce pour une porte d’entrée dans le monde des affaires peut être trouvée du côté de Warren Buffett. Il propose l’argument le même argument que son cher ami Munger – d’avoir un portefeuille diversifié – mais de manière plus large. Il dit d’éviter des actions uniques et de privilégier des investissement passifs et moins risqués, comme des fonds, notamment des fonds qui suivent le S&P 500 (qui regroupe les actions des 500 entreprises les mieux cotées à Wall Street), où il existe des exemples peu onéreux. Pour voir un retour, il faut cependant s’armer de patience : depuis le début de l’année, l’indice est en baisse de 5%, et connait une certaine volatilité.

Pour Munger, une clé pour le succès pourrait être le conseil personnalisé. « Je pense que vous devez déterminer votre niveau de compétence, ou le niveau de compétence de votre conseiller », continue-t-il. « À tous ceux qui trouvent le climat d’investissement actuel dur et difficile et quelque peu déroutant, je dirais : Bienvenue dans la vie d’adulte ».


Disclaimer: cet article ne fait pas office de conseil, mais doit se lire à titre d’information. Investir comporte toujours des risques.

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