Principaux renseignements
- Les réserves de pétrole des États-Unis ont atteint leur plus bas niveau depuis 1982.
- Les prélèvements d’urgence ont permis de contrer les instabilités de la chaîne d’approvisionnement mondiale.
- Les stocks actuels ne représentent que 41 pour cent de la capacité légale totale.
Selon les dernières statistiques du ministère américain de l’Énergie, la réserve stratégique de pétrole du pays a chuté à son niveau le plus bas depuis décembre 1982. Au 14 août, les stocks s’élevaient à 293,4 millions de barils de brut, soit une baisse hebdomadaire d’environ 5,3 millions de barils. Ce total se répartit entre 192,5 millions de barils de brut acide et 100,9 millions de barils de brut doux.
Niveau historiquement bas
Les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie indiquent que le seul moment où les réserves ont été plus faibles remonte à la fin de l’année 1982, lorsque les stocks avaient chuté à 293,2 millions de barils.
Actuellement, les réserves ne représentent que 41 pour cent de leur capacité légale totale, qui s’élève à 714 millions de barils. Ces ressources sont stockées dans des cavités salines souterraines réparties sur quatre sites différents en Louisiane et au Texas, un système créé en 1975 pour se prémunir contre les crises énergétiques.
Mesure d’urgence pour stabiliser le marché
Cette pénurie actuelle résulte d’une initiative d’urgence lancée en mars pour contrer les instabilités de la chaîne d’approvisionnement causées par les tensions avec l’Iran et les obstacles à la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Afin de stabiliser les marchés mondiaux, le président Donald Trump a approuvé la mise sur le marché de 172 millions de barils, ce qui s’est inscrit dans le cadre d’un effort plus large de l’AIE visant à injecter 400 millions de barils de carburant et de pétrole brut sur le marché mondial.
Ampleur de la baisse
L’ampleur de la baisse est considérable ; depuis la mi-mars, lorsque les stocks s’élevaient à 415,4 millions de barils, les réserves ont diminué d’environ 122 millions de barils. Les prélèvements mensuels ont été considérables : 39,4 millions de barils ont été prélevés en mai, 33 millions en juin, 17,4 millions en juillet et 11,4 millions ont déjà été mis sur le marché au cours du mois d’août.
Bien que le système puisse théoriquement fournir 4,4 millions de barils par jour, le ministère de l’Énergie signale un décalage d’environ 13 jours entre un décret présidentiel et la mise effective du pétrole sur le marché. (lv)
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