Principaux renseignements
- L’Iran revendique sa souveraineté absolue sur le détroit stratégique d’Ormuz.
- Les déclarations de Trump sur le contrôle américain attisent de vives tensions diplomatiques.
- L’échec des accords de paix et les frappes navales entretiennent le blocus maritime.
Téhéran a fermement réaffirmé sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz à la suite des déclarations provocatrices du président américain Donald Trump. Lors d’un discours prononcé vendredi à New York, Trump a laissé entendre que les États-Unis revendiqueraient bientôt ce détroit stratégique comme leur propre territoire. Il a en outre affirmé que les États-Unis maintenaient un blocus et que le trafic maritime était entièrement soumis à l’autorisation américaine, d’autant plus qu’il estime que l’Iran se dirige vers une défaite décisive.
L’Iran rejette les revendications américaines
Le gouvernement iranien a vivement réagi à ces allégations. Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires internationales et juridiques, a déclaré sur la plateforme de réseaux sociaux X que cette voie navigable avait toujours relevé de la juridiction iranienne et qu’il en serait toujours ainsi. Gharibabadi a souligné que Téhéran était seul à décider qui avait accès au détroit et a averti que le blocus actuel se poursuivrait jusqu’à ce que les États-Unis renoncent à ce qu’il a qualifié de « fantasmes irréalistes ».
Importance stratégique du détroit
Le détroit d’Ormuz constitue un carrefour de transit crucial, reliant la mer d’Arabie et le golfe d’Oman au golfe Persique. Il revêt une importance vitale pour la sécurité énergétique mondiale, puisqu’il achemine généralement environ 25 pour cent des transports maritimes mondiaux de pétrole. Le contrôle de ce goulet d’étranglement reste une source majeure de conflit entre les deux pays, en particulier depuis que l’Iran en a restreint l’accès après le déclenchement de la guerre fin février.
Échec des initiatives diplomatiques
En juin, un protocole d’accord avait déjà été proposé pour résoudre la crise. Les États-Unis devaient lever les sanctions et le blocus maritime si l’Iran rouvrait le détroit et renonçait à se doter d’armes nucléaires. Cet accord provisoire prévoyait un délai de deux mois pour négocier un accord définitif. Ces initiatives de paix ont toutefois échoué à la suite des attaques iraniennes contre des navires en juillet. Ces attaques ont entraîné des représailles de la part de l’armée américaine et la réimposition d’un blocus maritime sur les ports iraniens. (ev)
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