La production de cuivre au Chili chute à son plus bas niveau depuis 2007


Principaux renseignements

  • La production de cuivre au Chili a atteint son plus bas niveau depuis 2007.
  • Les géants miniers investissent des milliards pour contrer la dégradation de la qualité du minerai.
  • Les pénuries mondiales devraient maintenir les prix du cuivre à un niveau élevé jusqu’à fin 2026.

Le Chili a enregistré sa plus faible production de cuivre pour un deuxième trimestre consécutif depuis 2007, ce qui met en évidence les obstacles majeurs auxquels est confronté le premier fournisseur mondial. C’est ce que rapporte Bloomberg.

Malgré des investissements de plusieurs milliards, le pays peine à augmenter sa production en raison de la détérioration de la qualité de ses gisements.

Baisse de la production et fluctuations saisonnières

Les données de l’office national des statistiques révèlent une baisse de 7,7 pour cent en glissement annuel, la production tombant à 1,27 million de tonnes métriques entre avril et juin.

En juin, la production a toutefois légèrement augmenté, de 3,6 pour cent par rapport au premier trimestre. De telles fluctuations sont toutefois courantes en raison des effets saisonniers dans le secteur minier. De plus, les conditions météorologiques extrêmes qui ont sévi dans le centre du Chili en juillet ont peut-être encore entravé la production au début du troisième trimestre.

Géants miniers tentent de relancer la croissance

Source de 25 pour cent du cuivre extrait dans le monde, le Chili lutte pour relancer la croissance. Des géants industriels tels que BHP Group et Codelco investissent des milliards pour atténuer les conséquences de la baisse de qualité du minerai et de la complexité croissante de l’extraction.

Approvisionnement mondial sous pression

Les difficultés rencontrées au Chili s’inscrivent dans une tendance mondiale plus large. Le vieillissement des gisements et les retards pris par les nouveaux projets pèsent sur l’approvisionnement futur en cuivre. Cette pénurie devient de plus en plus préoccupante en raison de la forte hausse de la demande de cuivre. Celle-ci est notamment alimentée par le développement de l’intelligence artificielle, l’extension des réseaux électriques et la poursuite de l’électrification de l’économie.

En conséquence, les prix du marché restent proches de leurs sommets historiques. Grant Sporre, analyste chez Bloomberg Intelligence, estime que l’offre pourrait rester limitée jusqu’à la fin de l’année 2026. Une reprise lente des activités et des incidents imprévus annuleront toute nouvelle hausse de la production, ce qui devrait maintenir les prix à un niveau élevé. (lv)

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