Brussels Expo & Co: ‘L’État nous a encore oublié’

Beeld van het Autosalon in Brussel. – Isopix

Le secteur des foires est profondément déçu du Conseil national de sécurité qui n’a à nouveau pas donné de calendrier pour le redémarrage des foires et des conventions professionnelles.

Le gouvernement considère les bourses et autres foires comme des événements de masse. Ils restent donc interdit jusqu’au 31 août minimum. Mais aucune indication n’a été donnée pour l’organisation après cette date. Et ces incertitudes tuent le secteur de l’événementiel, qui a besoin de temps pour préparer l’organisation pratique de grands salons, comme l’explique la fédération sectorielle Febelux.

‘Le secteur des foires commerciales a besoin d’au moins 3 mois de préparation. Et parce que nous aimerions commencer nos activités début septembre, nous devons obtenir le feu vert début juin’, écrit Geert Maes, ancien organisateur des Batibouw et actuel directeur des foires et bourses de Brussels Expo, dans un article d’opinion sur LinkedIn. ‘Chaque journée sans éclaircissement ni perspective du gouvernement, il pleut des annulations. Aujourd’hui, annuler un salon prévu en octobre est en réalité une annulation dans le vide et est due à une mauvaise communication du gouvernement.’

Flux de visiteurs

Le secteur des foires commerciales a été associé aux événements de masse comme les concerts et les festivals pendant plus longtemps que prévu. Pourtant le flux de visiteurs dans une foire ou une bourse est beaucoup plus structuré et peut donc être géré en douceur. Le secteur a déjà réfléchi à de nombreuses mesures de sécurité qui pourront être mises en place lors du redémarrage en automne.

Geert Maes: ‘Sachez également que les bourses sont des catalyseurs de l’économie, tant pour l’industrie que pour les PME. Elles génèrent du chiffres d’affaires, tant pour les actuels clients que pour les clients potentiels. Elles stimulent l’économie.’