Les Big Tech devraient largement continuer de chuter en 2023 : profits lamentables et nouveaux licenciements de masse au programme

Les difficultés rencontrées l’année dernière ne sont pas encore du passé pour les Big Tech. Les analystes s’attendent à ce que les perturbations de 2022 se poursuivent pendant une bonne partie de l’année 2023, obligeant les entreprises à faire des choix difficiles.

L’actualité : les analystes ont réduit de 5 % leurs projections de revenus totaux pour les 5 plus grandes entreprises technologiques américaines, à savoir Meta, Amazon, Apple, Alphabet et Microsoft, pour les 3 premiers trimestres 2023, rapporte Reuters.

  • De nouvelles réductions du personnel, ainsi que des dépenses en baisse, sont à prévoir au cours des prochains mois, alors que les Big Tech cherchent à renforcer leurs marges et à apaiser les inquiétudes des investisseurs à une époque de ralentissement de la croissance de leurs ventes.

Le détail : et cela devrait commencer avec leur annonce des résultats pour le dernier trimestre 2022. Une baisse des bénéfices est attendue, en raison d’un environnement défavorable, suite à des taux d’intérêt élevés.

  • Amazon devrait annoncer une chute de 38 % de ses bénéfices entre octobre et décembre 2022 et que ses revenus ont augmenté à un rythme le plus lent depuis plus de 22 ans.
    • Sa vague de licenciements de 18.000 emplois a démarré cette semaine.
  • L’autre grande perdante, Meta, devrait annonce une baisse de 7 % de ses revenus – sa pire performance à ce jour. La maison mère de Facebook a, quant à elle, annoncé en novembre qu’elle se séparerait de 11.000 membres de son personnel.
  • Cette semaine, ce fut au tour de Microsoft d’annoncer des licenciements conséquents : 10.000 employés seront licenciés d’ici le 31 mars.
    • Les analystes prédisent une augmentation de 2,4 % de ses revenus, soit le rythme le plus lent depuis environ 24 trimestres. Quant à son bénéfice, il devrait chuter de 9 %.
  • Il est également question qu’Alphabet (Google) licencie à tour de bras, en raison du contexte macroéconomique et de l’avenir incertain.
  • Pour l’heure, Apple se positionne encore en exception, mais cela pourrait n’être qu’une question de temps, même si le fait que la firme de Cupertino ait embauché plus modestement que ces consœurs au cours des dernières années pourrait finalement jouer en sa faveur.
    • Apple devrait malgré présenté les premiers effets du contexte macroéconomie, des troubles liés au coronavirus en Chine et des incertitudes concernant l’avenir puisque son chiffre d’affaires devrait baisse pour la première fois en 15 trimestres.

À noter : ces importants licenciements font suite à une incroyable augmentation de la masse salariale de ces entreprises lors de la pandémie de coronavirus. Les 5 Big Tech ont en effet augmenté leur base d’employés de 45 % en 2020 et de 20,5 % en 2021, pour faire face à la demande accrue liée à la pandémie.

En réponse : pour soutenir le cours des actions, ces sociétés pourraient investir dans des rachats au cours de l’année, selon les analystes, alors que leurs actions ont chuté entre 26 et 60 % l’an dernier, contre une baisse de près de 20 % pour le marché au sens large.

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