Principaux renseignements
- Le gouvernement cubain condamne fermement les nouvelles sanctions américaines, les qualifiant d’injustes et de préjudiciables à son peuple.
- Ces sanctions visent des personnes et des entités soutenant le gouvernement cubain.
- Les Cubains ordinaires souffrent de graves pénuries de carburant et de coupures d’électricité en raison de la pression économique paralysante exercée par ces mesures.
Le gouvernement cubain a fermement condamné les nouvelles sanctions imposées par les États-Unis, les qualifiant de « mesures coercitives unilatérales » visant à « punir collectivement le peuple cubain ».
« Mesures coercitives unilatérales »
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a condamné vendredi ces mesures sur les réseaux sociaux. Il les a qualifiées de « mesures coercitives unilatérales » qui s’apparentent à une punition collective. Selon le ministre, ces actions ont un caractère extraterritorial et sont contraires aux principes de la Charte des Nations unies. Rodriguez a également affirmé que les États-Unis n’avaient aucune compétence pour imposer des sanctions à Cuba ou à des tiers liés à l’État insulaire.
Les déclarations du ministre des Affaires étrangères ont fait suite à une annonce de la Maison Blanche signalant un durcissement de la position à l’égard de Cuba. Le président américain Donald Trump a promulgué un décret élargissant les sanctions à l’encontre des personnes et entités soutenant le gouvernement cubain. Ces mesures auraient pour but de lutter contre la corruption et les violations des droits de l’homme à Cuba.
Allégations sans preuve
Les cibles précises de ces nouvelles restrictions restent floues. Une déclaration de la Maison Blanche a toutefois affirmé que Cuba abritait des groupes terroristes transnationaux tels que le Hezbollah, sans fournir de preuves. Ces sanctions font suite à l’intensification des menaces proférées par l’administration Trump, notamment la possibilité d’une intervention militaire contre Cuba.
Plus tôt cette année, Trump a déclaré l’état d’urgence national. Il a invoqué une « menace inhabituelle et extraordinaire » émanant du gouvernement cubain. Cette déclaration a ouvert la voie à des droits de douane supplémentaires sur les pays qui fournissent du pétrole à Cuba. Il en a résulté un blocus pétrolier qui a paralysé l’économie déjà fragile de l’île.
Difficultés économiques
Les conséquences de ces pressions économiques se font fortement ressentir par les Cubains ordinaires. Qui subissent de fréquentes coupures d’électricité dues à de graves pénuries de carburant. Malgré ces privations, les tentatives visant à limiter le pouvoir de Trump de mener unilatéralement une action militaire contre Cuba n’ont pas abouti. (ev)
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