Annulation des ventes de sous-marins français: bientôt un accord entre l’Australie et le constructeur?

L’annulation de l’engagement australien à acheter des sous-marins avait fait grand bruit. Mais le constructeur des submersibles essaie aujourd’hui encore de négocier les détails de ce désengagement avec l’Australie. Quelles sont les options sur la table?

Depuis la crise diplomatique entre la France et l’Australie (et les Etats-Unis) au mois d’août, le constructeur français Naval Group est toujours en négociation avec l’Australie, et compte bien récupérer les sommes déjà engagées. Le groupe a envoyé sa facture, et attend la réponse de l’Australie. Dans la presse australienne, le chiffre de 400 millions d’euros circule, mais une source proche de l’affaire signale à BFM Business qu’il s’agit en réalité de beaucoup moins.

De l’autre côté, en temps que client, l’Australie estime avoir droit à des éléments commandés, comme des études de design, ou des comptes-rendus. Or le constructeur naval craint de voir ainsi révélés ses secrets industriels. Le deal, avec les concessions des deux parties, doit être signé avant Noël.

Phase de transition

En cas d’accord, débutera alors une période de transition. Une période où Naval Group devra démonter ses plateformes, rapatrier son matériel, ses équipes, ainsi que des documents, et fermer ses bâtiments. Le tout, progressivement, jusque juin. Et tous les mois, l’Australie devrait recevoir une facture sur les frais créés par ces opérations.

Une infrastructure qu’il faut démanteler, mais qui aurait permis de créer 25.000 emplois? C’est en tout cas ce qu’estime l’ancien ministre de la Défense, Chris Pyne, au sujet de l’engagement rompu avec la France. 110 collaborateurs australiens viennent d’ailleurs d’être licenciés. En Australie, des critiques contre la décision se font entendre, notamment car le délai de livraison des sous-marins américains, finalement choisis, est plus long (2040 au lieu de 2030).

Mais de là à revenir sur la décision? Un rêve peut-être pour l’establishment français, mais de la pure fiction pour un proche du dossier, cité par BFM. Source qui pointe tout de même que des élections fédérales auront lieu dans quelques mois, « et qu’une alternance politique est toujours possible ».

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