Principaux renseignements
- Dans le cadre d’une grande enquête politique, Business AM sollicite votre avis sur les enjeux politiques auxquels notre pays est confronté. Que faut-il faire concernant le pouvoir d’achat, les « flexi-jobs », les retraites, la fiscalité et l’emploi ?
- La politique énergétique occupe également une place centrale dans nos 29 questions. Jusqu’où le gouvernement peut-il aller dans le démantèlement du réseau de gaz naturel et la conversion vers les pompes à chaleur ? Et comment garantir une énergie à la fois abordable et fiable ?
- Du budget fédéral à la Wallonie et à Bruxelles, l’enquête propose des choix politiques concrets à tous les niveaux de pouvoir. L’enquête est totalement anonyme. Les résultats seront ensuite publiés par Business AM.
Des « flexi-jobs » et des retraites à la transition énergétique, en passant par l’immigration, le budget et l’avenir de la Flandre, de la Wallonie et de Bruxelles : l’agenda politique regorge de dossiers qui ont un impact direct sur votre portefeuille et votre vie quotidienne. Business AM souhaite connaître votre avis à ce sujet.
L’été est terminé, l’agenda politique redémarre – après une très longue pause parlementaire – et des choix importants sont à l’ordre du jour pour les mois à venir. Comment les pouvoirs publics doivent-ils gérer un budget sous pression ? Quel doit être l’écart entre le fait de travailler et celui de ne pas travailler ? Et qui doit payer la facture du vieillissement de la population, de la transition énergétique et de la rénovation de nos logements ? Business AM a le plaisir de vous soumettre directement ces questions brûlantes de l’automne.
Des flexi-jobs aux retraites
Le marché du travail est l’un des thèmes centraux de notre enquête politique. Les « flexi-jobs » se sont largement généralisés ces dernières années, mais soulèvent en même temps des questions concernant le pouvoir d’achat, la fiscalité et le financement de la sécurité sociale.
Un « flexi-job » est-il avant tout un moyen bienvenu de gagner un revenu supplémentaire ? Ou est-ce justement le signe qu’un salaire normal ne suffit plus pour certains travailleurs ?
Une question plus large se pose en lien avec cela : quelle doit être l’écart financier entre travailler et ne pas travailler ? Le gouvernement fédéral souhaite creuser cet écart, alors qu’une réforme en profondeur des retraites est mise en œuvre. La toute nouvelle proposition très controversée du président du cd&v, Sammy Mahdi, visant à réduire l’indexation des allocations de chômage, relance brutalement ce débat.
Le rôle de la migration économique est également abordé. La Belgique vieillit et plusieurs secteurs sont confrontés à une pénurie de main-d’œuvre. Notre pays doit-il donc attirer davantage de travailleurs migrants, ou faut-il d’abord mobiliser davantage la réserve de main-d’œuvre nationale ?
Qui paie la facture ?
Derrière bon nombre de ces dossiers se cache la même question fondamentale : qui paie ?
La Belgique est confrontée à un déficit public considérable. Selon les dernières prévisions économiques fédérales, un déficit de 4,9 pour cent du PIB est prévu pour 2026 ; sans mesures supplémentaires, la dette continuerait d’augmenter dans les années à venir.
Le gouvernement doit-il donc avant tout faire des économies ? Faut-il augmenter les impôts ? Ou bien faut-il préserver autant que possible les investissements et les dépenses sociales ? Les dépenses de plusieurs milliards consacrées à la Défense sont également passées au crible : l’augmentation du budget militaire est-elle une nécessité absolue, ou est-ce tout simplement impossible pour un pays dont la dette figure déjà parmi les plus importantes d’Europe ?
Le pouvoir d’achat est également abordé. Selon vous, qu’est-ce qui explique la pression sur le budget des ménages : des facteurs internationaux tels que la guerre et les prix des matières premières, ou des choix opérés par les pouvoirs publics belges eux-mêmes ?
Politique salariale et fiscalité du patrimoine
Parallèlement, la politique salariale touche directement le portefeuille des travailleurs et des retraités belges. Depuis l’introduction de l’« indexation en centimes », très controversé, l’indexation automatique des salaires bruts supérieurs à 4 000 euros est partiellement plafonnée — un seuil calculé au prorata pour les travailleurs à temps partiel et qui, pour les pensions, s’élève même à 2 000 euros bruts. Faut-il conserver ce système pour maîtriser les coûts salariaux, ou faut-il revoir immédiatement ce plafonnement de l’indexation afin de protéger le pouvoir d’achat de tous, alors que l’inflation repart fortement à la hausse ?
Non seulement les dépenses publiques, mais aussi les recettes sont passées au crible. Depuis le début de l’année, l’État fédéral prélève un nouvel impôt de 10 pour cent sur les plus-values des actifs financiers, une mesure qui, depuis ce mois-ci, est également pleinement ancrée sur le plan administratif pour tous les produits d’assurance et d’épargne. S’agit-il d’un impôt équitable sur les plus-values, ou d’une politique irresponsable qui pénalise lourdement l’épargne et l’investissement ?
La facture énergétique
Un deuxième volet important de l’enquête porte sur l’énergie.
La Belgique est confrontée à un double défi : l’approvisionnement énergétique doit rester abordable et fiable, tout en respectant les objectifs climatiques. Quel rôle doit jouer l’énergie nucléaire ? Quelle place faut-il accorder aux énergies renouvelables ? Et quelle liberté les citoyens doivent-ils conserver dans le choix de leur système de chauffage ?
En Flandre notamment, le démantèlement du réseau de gaz naturel suscite des débats. Qu’adviendra-t-il des ménages qui dépendent encore aujourd’hui du gaz naturel ? Et qu’en est-il des logements anciens pour lesquels une pompe à chaleur ne constitue pas une solution évidente, que ce soit sur le plan technique ou financier ?
De plus, l’enquête ne porte pas uniquement sur la politique énergétique elle-même, mais aussi sur la manière dont ces décisions sont prises. Les responsables politiques doivent-ils trancher en dernier ressort, ou faut-il accorder un rôle plus important à des experts indépendants et à des analyses coûts-bénéfices approfondies ?
L’enquête interpelle ensuite directement la classe politique flamande : comment évaluez-vous la politique énergétique de la N-VA et de Vooruit ?
Au-delà de la Flandre
La grande enquête politique de Business AM regarde délibérément au-delà de la Flandre et du niveau fédéral. En effet, la Flandre n’est pas la seule à connaître des difficultés : la Wallonie et Bruxelles souffrent également de plusieurs points sensibles qui restent sur la table.
En Wallonie, l’activation, l’assainissement budgétaire et la réforme des aides à la rénovation occupent le devant de la scène. Ce dernier dossier est particulièrement d’actualité : à partir du 1er octobre 2026, un nouveau système d’aides à la rénovation énergétique entrera en vigueur, dans lequel les aides seront beaucoup plus ciblées sur les logements les plus énergivores et s’organiseront principalement via des prêts adaptés.
Le calendrier de notre enquête coïncide par ailleurs avec la fin du système de primes wallon actuel : les demandes au titre du régime existant doivent être introduites au plus tard le 30 septembre 2026.
Bruxelles fait également l’objet d’une analyse approfondie. Comment la Région doit-elle opérer ses choix budgétaires difficiles ? Comment doit-elle faire face au coût élevé du logement et à un parc immobilier vieillissant ? Qui doit assumer le coût des rénovations ? Et Bruxelles doit-elle continuer à décourager l’utilisation de la voiture alors que les transports en commun ne constituent pas une alternative à part entière pour tout le monde ?
Et enfin : la Belgique fonctionne-t-elle encore ?
Après toutes ces questions politiques concrètes, nous soulevons une question encore plus fondamentale.
La Belgique compte différents niveaux de pouvoir, chacun étant responsable de certains aspects des politiques économiques, sociales, énergétiques et de mobilité. Cette fragmentation est-elle encore viable ?
Faut-il à nouveau transférer davantage de compétences au niveau fédéral ? Les régions doivent-elles au contraire bénéficier d’une plus grande autonomie ? Ou le problème réside-t-il principalement dans le financement et la coopération entre les différentes autorités ?
Nous cherchons également te identifier ce qui constitue, selon vous, le principal point sensible politique ignoré ou sous-estimé aujourd’hui.
Mais la question la plus cruciale pour l’avenir du pays touche en fin de compte à la démocratie elle-même. Quelle est encore la crédibilité des gouvernements actuels et des responsables politiques lorsqu’ils prennent des décisions aussi lourdes d’impact pour votre portefeuille ? Le fossé est-il devenu infranchissable entre les promesses politiques et leur réalisation concrète, ou nos dirigeants font-ils preuve de la détermination nécessaire dans ces temps difficiles ?
Car derrière chaque dossier se cache une question plus large : quelle direction la Belgique doit-elle prendre ?
Participez
L’enquête comporte 29 questions sur des thèmes qui touchent directement à vos revenus, votre facture d’énergie, votre retraite, vos impôts, votre logement, votre travail et votre cadre de vie. L’enquête est totalement anonyme.
L’enquête se déroule jusqu’au 30 septembre 2026 inclus. Business AM analysera et publiera les résultats à l’issue de l’enquête, afin de mettre en lumière le point de vue de nos lecteurs sur les grands dossiers économiques et politiques de cet automne.
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