Principaux renseignements
- La Belgique a porté ses dépenses de défense à 3,44 pour cent du PIB, en intégrant pour la première fois les dépenses liées à la « résilience ».
- Cette initiative place la Belgique en position favorable à l’approche du prochain sommet de l’OTAN, où les objectifs de dépenses seront évalués.
Les dépenses de défense de la Belgique s’élèvent désormais à 3,44 pour cent de son produit intérieur brut (PIB), selon les derniers calculs du gouvernement. Ce chiffre marque une augmentation significative et intègre pour la première fois les dépenses de « résilience », qui englobent des domaines tels que la cybersécurité, les mesures de lutte contre le terrorisme et la protection des infrastructures stratégiques.
Ces chiffres actualisés tombent à point nommé alors que les membres de l’OTAN se préparent pour un sommet à Ankara cet été, où les progrès vers les nouveaux objectifs de dépenses seront évalués.
Objectifs de l’OTAN
L’année dernière, sous la pression de président Donald Trump, les membres de l’OTAN ont convenu de porter leur objectif de dépenses de défense à 5 pour cent du PIB d’ici 2035. Une partie de cet objectif, pouvant aller jusqu’à 1,5 pour cent, peut être constituée de dépenses plus larges liées à la résilience.
Des sources – via Belga – révèlent que les dépenses militaires directes de la Belgique s’élèvent actuellement à 2,01 pour cent du PIB, avec 1,43 pour cent supplémentaire alloué à des mesures de résilience. Cela inclut les coûts liés à la cybersécurité, à la lutte contre le terrorisme et à la protection des infrastructures, y compris les réseaux ferroviaires. La Belgique investit également 4 milliards d’euros supplémentaires par an dans ses forces armées.
Considérations politiques
Si certains partis de la coalition fédérale, tels que Vooruit, le cd&v et Les Engagés, se montrent plus prudents quant à l’augmentation des dépenses militaires, il est généralement admis que la Belgique, qui accueille à la fois le siège de l’OTAN et le centre de commandement militaire SHAPE, doit rester en phase avec les engagements de l’alliance.
Selon certaines sources, le gouvernement aurait adopté une approche prudente pour définir ce qui relève des dépenses de résilience, afin de minimiser le risque que l’OTAN rejette une partie des calculs de la Belgique. Il affirme avec assurance : « Comme prévu, nous n’avons pas besoin de faire d’efforts supplémentaires pour cette nouvelle catégorie ; nos mesures existantes nous permettent déjà d’atteindre immédiatement 1,5 pour cent. »
Tendances mondiales
Ces chiffres font suite à un rapport récent de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm indiquant que les dépenses militaires mondiales ont atteint un niveau sans précédent en 2025, poursuivant leur tendance à la hausse pour la onzième année consécutive. La Belgique a connu la plus forte augmentation des dépenses de défense en Europe l’année dernière, avec une hausse de 59 pour cent pour atteindre 14,5 milliards de dollars. En conséquence, le pays est passé de la 32e à la 28e place au niveau mondial en termes de dépenses militaires.
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