Villes les plus sûres du monde: Tokyo détrônée par une capitale européenne, Bruxelles n’a jamais été aussi bas

Tous les deux ans, le magazine britannique The Economist établit un classement des plus grandes villes du monde sur base de leur sûreté. Pour la toute première fois, Tokyo n’obtient pas la palme. La capitale du Japon est même éjectée du podium. De son côté, Bruxelles poursuit sa chute dans le classement.

The Economist vient de révéler son classement 2021 des villes les plus sûres du monde, calculé par sa filiale The Economist Intelligence Unit, une entreprise qui fournit des recherches et des analyses sur de multiples terrains. Il s’agit de la première édition dans ce que certains appellent le « monde d’après », c’est-à-dire celui qui suit la pandémie de coronavirus. En effet, la précédente édition datait de 2019.

Alors que Tokyo avait toujours obtenu la première place depuis 2015, celle-ci n’a cette fois été classée « que » cinquième. Même déconvenue pour sa voisine Osaka. Troisième à chaque fois, la troisième ville la plus peuplée du Japon chute cette année à la… 17e place.

En 2021, c’est Copenhague qui a été élue ville la plus sûre du monde. Une belle progression pour la capitale danoise, huitième il y a deux ans. C’est également la toute première fois qu’une ville européenne monte sur le podium. Elle est suivie de Toronto et de Singapour.

Notons également que Bruxelles poursuit sa lente descente dans le classement. 22e en 2015, 17e en 2017, 24e en 2019 et… 26e cette année.

La ville la moins sûre du monde parmi les 60 sélectionnées est Rangoun, la capitale birmane. Le pays a vu cette année l’armée reprendre le pouvoir via un coup d’Etat. Face aux manifestations, la junte militaire a régulièrement recours à la violence. On estime qu’au moins 900 personnes ont été tuées suite à la répression instaurée par la junte militaire.

Le classement des villes les plus sûres du monde, selon The Economist Intelligence Unit:

  1. Copenhague (Danemark): 82,4 points sur 100
  2. Toronto (Canada): 82,2
  3. Singapour (Singapour): 80,7
  4. Sydney (Australie): 80,1
  5. Tokyo (Japon): 80,0
  6. Amsterdam (Pays-Bas): 79,3
  7. Wellington (Nouvelle-Zélande): 79,0
  8. Hong Kong (Chine): 78,6
  9. Melbourne (Australie): 78,6
  10. Stockholm (Suède): 78,0

26. Bruxelles (Belgique): 73,6

58. Caracas (Venezuela): 40,5
59. Karachi (Pakistan): 39,7
60. Rangoun (Birmanie): 39,5

Le critère environnemental qui change tout

Si Copenhague s’est hissée à la première place et que Tokyo a chuté, c’est en partie grâce à l’ajout du critère environnemental, qui n’existait pas dans les éditions précédentes. Celui-ci permet de donner une plus grande importance aux questions de durabilité et d’adaptation climatique liées aux villes du ranking.

Un autre élément responsable de ces gros chamboulements est bien sûr le coronavirus. Si l’on ne tient compte que du critère de la sécurité sanitaire, Tokyo et les grandes villes asiatiques sortent gagnantes. Mais la pandémie n’a pas affecté que ce critère-là. Elle a également eu un impact sur la sécurité en ligne – le travail et le commerce s’y étant fortement déplacés – et sur la sécurité des infrastructures – qui ont dû être adaptées en raison de l’évolution des déplacements et de la consommation des services publics.

Notons que sur le plan de la sécurité personnelle, le classement a là aussi été grandement modifié par le coronavirus, essentiellement en raison des lockdowns et couvre-feux qui ont été instaurés (ou non) dans les villes.

Au total, cette édition 2021 des villes les plus sûres du monde a reposé sur 76 critères, répartis en cinq grand pilliers: sécurité numérique, sanitaire, des infrastructures, personnelle et environnementale.

Le classement complet, les différents sous-classements et les éléments d’analyse de The Economist Intelligence Unit sont disponibles ici.

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