Principaux renseignements
- Le pilotage en temps réel par un opérateur rend les trajectoires des drones Geran imprévisibles et plus difficiles à intercepter.
- La propulsion à réaction augmente la vitesse, réduisant ainsi le temps de réaction des équipes de défense aérienne.
- Les leurres Gerbera, peu coûteux, cartographient désormais l’activité de guerre électronique à l’aide de matériel de renseignement à bas prix.
La Russie a amélioré ses drones d’attaque Geran en leur ajoutant de nouvelles fonctionnalités qui compliquent la tâche des systèmes de défense aérienne ukrainiens.
Contrôle en temps réel
Sergueï Beskrestnov, conseiller du président Volodymyr Zelensky, a souligné que certains de ces appareils peuvent désormais être pilotés en temps réel par des opérateurs tout au long de leur vol.
Cet abandon des trajectoires préprogrammées permet des trajectoires imprévisibles, ce qui rend considérablement plus difficile pour les défenseurs de repérer et de neutraliser les drones.
Passage à la propulsion à réaction
De plus, une partie importante de la flotte de Geran est désormais équipée de moteurs à réaction. Bien que ces moteurs augmentent les coûts de production et réduisent l’autonomie globale en raison d’une consommation de carburant plus élevée, ils offrent un avantage tactique décisif en augmentant la vitesse et l’agilité.
Cette accélération ne laisse aux équipes de défense aérienne qu’un délai de réaction beaucoup plus court. Par conséquent, les contre-mesures traditionnelles — telles que les unités de tir mobiles, les hélicoptères et les drones intercepteurs électriques — perdent de leur efficacité, car elles peinent souvent à égaler la vitesse de ces drones améliorés.
Geran-5
La Russie lance également des modèles plus sophistiqués, tels que le Geran-5, qui offre une vitesse et une portée comparables à celles des missiles de croisière, mais à un coût nettement inférieur.
Drones Gerbera
Parallèlement, la fonction des drones leurres Gerbera a évolué. Conçus à l’origine pour induire en erreur les défenses aériennes, ces drones sont désormais équipés de matériel de renseignement d’origine électromagnétique (SIGINT) abordable. Grâce à l’ajout de composants coûtant environ 100 dollars, ces drones peuvent désormais cartographier l’activité électromagnétique et identifier les opérations de guerre électronique au cours de leurs missions.
Cette stratégie reflète une tendance militaire russe plus large consistant à déployer des technologies peu coûteuses et produites en série pour recueillir des renseignements et soutenir les opérations de combat. (fc)
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