La Turquie soutient la décision américaine de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme


Principaux renseignements

  • La Turquie soutient la décision des États-Unis de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme.
  • Ces changements diplomatiques visent à accélérer la reconstruction économique de la Syrie et sa réintégration sur la scène internationale.
  • Les cadres de coordination militaire proposés visent à réduire les tensions régionales entre Israël, la Syrie et la Turquie.

Le gouvernement turc a exprimé son approbation concernant la récente décision des États-Unis de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme.

Selon le ministère turc des Affaires étrangères, ce changement de politique lève un obstacle majeur qui empêchait jusqu’à présent la Syrie de reconstruire ses infrastructures et de relancer son économie. Ankara estime que cette évolution accélérera la réintégration de la Syrie dans la diplomatie internationale et favorisera un environnement plus stable et plus sûr au sein du pays.

Appel à la solidarité mondiale

Dans un appel à la solidarité mondiale, la Turquie a exhorté les autres nations à collaborer pour promouvoir un avenir prospère pour la Syrie, tout en exigeant la fin des activités hostiles qui menacent ces progrès.

L’annonce fait suite à une mesure officielle prise par le département du Trésor américain, qui a officiellement mis fin à la désignation de la Syrie comme État soutenant le terrorisme – un statut qui était en vigueur depuis 1979. Par ailleurs, le gouvernement américain a retiré la désignation de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) en tant qu’organisation terroriste étrangère.

Engagement en faveur de la stabilité et de la reconstruction

Parallèlement à ces changements diplomatiques, la Turquie a réitéré son engagement à aider la Syrie à lutter contre le terrorisme et à rétablir sa stabilité nationale. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Shaibani, a notamment salué Ankara pour son rôle central dans l’aide apportée à la Syrie pour la reconstruction de ses forces armées.

Al-Shaibani a souligné que Damas apprécie le soutien turc et élargit ses partenariats de formation militaire avec d’autres alliés régionaux, tels que l’Arabie saoudite et la Jordanie.

Tensions régionales 

Cependant, les tensions régionales restent vives. La Turquie a récemment dénoncé les frappes aériennes israéliennes visant la base aérienne militaire d’Abu al-Duhur, dans la province d’Idlib, qualifiant ces attaques de violation de la souveraineté syrienne et de menace imprudente pour les infrastructures du pays.

Face à cette instabilité, l’ambassadeur américain Tom Barrack a suggéré la création d’un cadre de coordination militaire associant Israël, la Syrie et la Turquie afin d’empêcher toute nouvelle escalade. Barrack a fait remarquer que, la Turquie n’ayant pas été informée des frappes israéliennes, Ankara avait dû surveiller les avions pénétrant dans son espace aérien, ce qui aurait pu déclencher une réaction militaire.

Perspectives diplomatiques

Concernant ces tensions, le ministre al-Shaibani a rejeté les allégations israéliennes selon lesquelles Damas prévoyait d’autoriser le stationnement de troupes turques sur la base aérienne touchée. Malgré ces frictions, le diplomate syrien a indiqué que les discussions sur la sécurité avec Israël, qui avaient été suspendues auparavant, pourraient reprendre dans un avenir proche.

(at)

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