L’US Air Force dévoile son nouveau bombardier « de sixième génération » : tout ce qu’on sait sur le B-21

Rien n’arrête le progrès (?) : Northrop Grumman a dévoilé son nouveau bombardier B-21, qui doit permettre aux USA de délivrer des armes conventionnelles ou nucléaires dans le monde entier grâce à ses capacités de ravitaillement en vol.

Pourquoi est-ce important ?

L'armée américaine a beau être la plus puissante au monde, si elle veut conserver cette place elle ne doit pas se laisse distancer techniquement. L'armée chinoise introduisant quantité de nouveaux matériels, le Pentagone se doit de garder une longueur d'avance.

L’oiseau-tonnerre à 700 millions de dollars

Dans l’actualité : le nouveau bombardier B-21 est présenté comme l’engin furtif ultime, capable de frapper n’importe où et n’importe quand sans se faire repérer.

  • Le conglomérat américain présente son avion comme un bombardier « de sixième génération » : outre sa furtivité, l’avion peut se connecter à d’autres appareils pour partager des données, mais aussi accueillir un panel d’armes très varié selon les missions qui lui seront confiées.
  • Le B-21 est construit à l’aide d’un matériau plus durable à faible surface observable, qui nécessitera moins de maintenance et permettra de réduire au minimum les coûts d’exploitation et les délais d’entretien, a évoqué Doug Young, vice-président sectoriel et directeur général de Northrop Grumman Aeronautics Systems, cité par Euractiv.
  • Ce bombardier doit, à terme, remplacer les bombardiers Rockwell B-1 Lancer et Northrop B-2 Spirit, des engins à long rayon d’action mis en service respectivement 1986 et 1994.
  • Le B-21 va compléter le parc de l’US Air Force à côté des bombardiers Boeing B-52 Stratofortress, des engins aussi rustiques que fiables mis en service en… 1955.
  • L’Air Force prévoirait d’acheter au moins 100 de ces avions. Six d’entre eux sont à différents stades d’assemblage et leur premier vol est prévu courant de l’année 2023.
  • Les avions devaient coûter environ 550 millions de dollars chacun au taux de 2010, au lancement du programme. Inflation oblige, la facture s’élève maintenant à 700 millions par bombardier.

Indétectable et infatigable

L’enjeu : un engin capable de frapper n’importe où, n’importe quand.

  • La stratégie hégémonique de l’armée américaine repose à sa capacité à être partout, rapidement et en force. Classiquement cette capacité d’intervention repose sur des task forces en mer centrées autour de porte-avions et des garnisons permanentes chez certains alliés, en Corée du Sud, au Japon, ou encore dans l’Union européenne.
  • Mais la première capacité à frapper vite, fort, et impunément revient à l’US Air Force. Celle-ci sert de vecteur à la dissuasion – nucléaire, mais aussi conventionnelle – grâce à ses bombardiers à long rayon d’action. Des engins qui peuvent frapper un objectif stratégique loin dans le territoire d’un ennemi potentiel grâce à leur furtivité, et qui peuvent rester virtuellement indéfiniment en l’air, prêts à intervenir, grâce au ravitaillement en vol.
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