Une seconde dose de rappel envisagée en Belgique: pour qui et quand ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, nous n’en avons pas fini avec le coronavirus. Malgré la disparition de la grande majorité des mesures anti-covid, le virus circule encore dans notre pays et continue de faire des victimes. C’est d’ailleurs pourquoi la question d’une seconde dose de rappel de vaccin se pose.

Bien que nous soyons plus libres de nos mouvements depuis la levée des restrictions Covid, tous les signaux ne sont pas encore en vert dans le pays. C’est d’ailleurs pourquoi la Belgique pourrait revoir sa stratégie de vaccination pour les plus vulnérables dès ce printemps, rapporte L’Echo. La question devrait être tranchée dans les prochains jours.

Qui sont les personnes concernées ?

Début mars, plusieurs plans ont été élaborés par la taskforce pour répondre aux différents scénarios possibles que prendra la pandémie au cours des prochains mois. Car si 79% de la population belge a reçu une vaccination complète dont 63% une dose de rappel, nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle vague.

Pour l’instant, c’est le plan A qui est privilégié. Il implique d’administrer une autre dose de rappel aux personnes immunodéprimées uniquement dès ce printemps. 60% d’entre elles l’ont déjà reçue. Une nouvelle évaluation sera faite à l’automne pour savoir si la campagne de vaccination doit être élargie au reste de la population, en passant par les résidents de maison de repos et de soins et les plus de 75 ans en premier.

Plusieurs scénarios envisagés

Mais la réalité pourrait bien accélérer les choses. « Les données tendent à montrer une remontée du risque des infections, mais aussi des hospitalisations. Sciensano a dès lors reçu pour mission d’analyser la situation », a expliqué Sabine Stordeur, coresponsable de la taskforce vaccination, à L’Echo.

En plus d’analyser les chiffres du coronavirus en Belgique, l’institut scientifique devra également se pencher sur les recherches scientifiques concernant l’affaiblissement de la protection immunitaire et sur l’efficacité vaccinale du deuxième booster, avec notamment Israël en exemple.

« Une fois ces données réunies, le Conseil supérieur de la santé va formuler un avis, puis la taskforce vaccination décidera le 13 avril si la préférence pour le scénario A est maintenue, ou si on glisse vers un autre scénario », poursuit Sabine Stordeur.

Si nous devions nous diriger un nouveau scénario, la Belgique devra s’adapter rapidement, afin de proposer les infrastructures nécessaires pour vacciner près de 1,3 million de personnes d’ici le mois de juillet – soit les résidents des maisons de repos et les plus de 75 ans.

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