Quand le fils du propriétaire de Fox News pointe du doigt les médias pro-Trump…

Isopix

Selon James Murdoch, l’atmosphère toxique dans laquelle baigne la politique américaine est en partie due à la désinformation de réseaux de droite, dont fait partie Fox News. Un média qui appartient pourtant à son père, Rupert Murdoch.

Le magnat des médias d’origine australienne, Rupert Murdoch (89 ans), est le fondateur de la News Corporation, connue aux États-Unis pour regrouper Fox News, The Wall Street Journal ou encore The New York Post. Le groupe, dirigé par son fils, Lachlan Murdoch, est également derrière The Sun et The Times au Royaume-Uni.

L’un de ses autres fils, plus jeune, James (en photo avec son père), s’est éloigné de l’empire familial depuis un certain temps. Lors d’une interview accordée au Financial Times, le week-end dernier, il a jeté un regard sombre contre Fox News sans toutefois mentionner son père et son frère. L’influente Fox News a souvent été un mégaphone pour le président Trump ces dernières années, en particulier à travers ses commentateurs politiques populaires, même si la chaine a fait marche arrière à l’une ou l’autre occasion, finissant même par lâcher le président sortant.

James Murdoch critique en particulier Fox News et d’autres médias conservateurs d’avoir répandu les affirmations mensongères de Trump sur la fraude électorale. ‘Les dégâts sont énormes. La prise d’assaut du Capitole prouve que ce que nous pensions dangereux est en effet très dangereux. Ces médias qui répandent des mensonges auprès de leur public ont libéré des forces perfides et incontrôlables qui seront avec nous pendant des années.’

Famille divisée

Alors que Rupert et Lachlan Murdoch se rangent dans la droite conservatrice, James est parti dans le camp progressiste avec sa femme, Kathryn. Ils ont d’ailleurs soutenu la candidature du démocrate Joe Biden, qui remplacera mercredi Donald Trump à la présidence.

Dans une déclaration, Kathryn a souligné le message de son mari. Elle a non seulement évoqué les élections, mais aussi la désinformation sur la crise du coronavirus et sur le climat.