Qualcomm sonde l’administration Trump pour devenir le fournisseur des prochains smartphones de Huawei

EPA-EFE/FACUNDO ARRIZABALAGA

Le fabricant de processeurs compte profiter des nouvelles sanctions imposées à Huawei pour enclencher un deal.

Bien avant l’affaire TikTok qui a récemment fait la une de l’actualité, l’administration Trump a ciblé le géant chinois Huawei. Après une première batterie de sanctions, en 2019, empêchant les entreprises américaines (sauf celles qui ont un permis) de faire du commerce avec le constructeur de smartphones, le président américain compte en mettre une deuxième couche.

Les premières sanctions ont par exemple empêché Google de collaborer avec Huawei, en ne pré-installant plus ses services comme le Play Store, Gmail ou encore YouTube. Huawei peut continuer à vendre des smartphones qui tournent sous Android (Google), mais uniquement par une voie détournée grâce à une version open source.

La seconde salve priverait Huawei de processeurs américains. Car ces sanctions empêchent les fournisseurs américains de collaborer avec le géant chinois. Pour l’heure, Huawei embarque des processeurs Kirin. Ils sont conçus par Huawei, mais produit par TSMC, qui dispose d’usines aux États-Unis. À compter du 15 septembre, cette collaboration ne sera plus possible. Le Mate 40 sera donc le dernier à être équipé d’un processeur Kirin.

La bataille de la 5G

C’est là que Qualcomm entre en jeu. La société américaine, qui a le vent en poupe, ferait du lobbying auprès de l’administration Trump pour fournir ses processeurs au géant chinois, rapporte le Wall Street Journal.

Ce serait un sacré coup pour Qualcomm qui fournit déjà les Samsung, Xiomi ou encore OnePlus. On parle ici de toute la nouvelle génération de smartphones 5G, l’enjeu est donc énorme. Le principal argument de Qualcomm ? Huawei parviendra de toute façon à se fournir en processeurs, alors autant que ce soit des processeurs américains.