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Poutine, Kim Jong-Un, MBS… ‘Rage’ éclaire les coulisses de la présidence Trump

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Politique

11/09/2020 | Anthony Planus | 7 min de lecture

Le président Américain Donald Trump lors de sa premire visite à l'étranger en 2017 auprès du roi saoudien Salmane ben Abdelaziz Al Saoud (Isopix)

À paraître mardi prochain, le nouveau livre du célèbre journaliste Bob Woodward, intitulé ‘Rage’, fait d’ores et déjà l’effet d’une bombe aux États-Unis. Florilèges des révélations embarrassantes faites de son plein gré par le président Trump.

Après Disloyal: A Memoir par Michael Cohen, l’ancien avocat personnel de Donald Trump ou encore Too Much and Never Enough: How My Family Created the World’s Most Dangerous Man par Mary Trump, la nièce du président américain, un nouveau livre, intitulé Rage, à paraître mardi prochain, apporte un éclairage supplémentaire sur la présidence du milliardaire. L’ouvrage est signé Bob Woodward, le journaliste du Washington Post qui, de concert avec son collègue Carl Bernstein, fit éclater l’affaire du Watergate et entraîna la chute du président Nixon.

Au cours des 18 interviews sur lesquelles se base l’ouvrage de Woodward, et qui se sont étalées entre décembre 2019 et juillet 2020, de nombreux sujets ont été abordés avec à la clé de surprenantes révélations et un nouvel aperçu des coulisses de la présidence de Donald Trump. Le site de CNN en a publié plusieurs extraits.

Covid-19

‘Pourquoi avez-vous menti aux Américains?’, a été la première question posée au président américain lors d’une conférence de presse organisée suite à la sortie dans la presse des premiers extraits de Rage.

Selon l’ouvrage, Donald Trump a déclaré le 7 février à Bob Woodward que le nouveau coronavirus était ‘un truc mortel’, disant tenir ses informations du président chinois, Xi Jinping. Cela ne l’a pas empêché de clamer trois semaines plus tard, lors d’un meeting à Charleston (Caroline du Sud), que le virus n’était qu’un ‘canular démocrate’.

‘J’ai voulu toujours minimiser (le danger)’, a par la suite justifié le président américain, le 19 mars.

‘Je n’ai pas menti! (…) La façon dont vous avez posé cette question est une honte’, a répondu Donald Trump en conférence de presse. ‘Je fais preuve de force en tant que dirigeant. Il n’y a pas de mensonge (…) Je ne veux pas sauter dans tous les sens et commencer à crier: mort! mort!’.

‘Je ne veux pas que les gens aient peur, je ne veux pas créer de panique’, a-t-il encore assuré, lui qui n’hésite pourtant pas à agiter le spectre de l’anarchie en cas d’élection de son rival, Joe Biden.

Poutine

Si Donald Trump s’est défendu avec autant de conviction de ces accusations de mensonge, c’est peut-être dû à sa conception particulière de la vérité. Ainsi, Bob Woodward rapporte une conversation entre l’ancien Secrétaire à la Défense, James Mattis, et l’ex-patron du Renseignement, Dan Coats:

  • Mattis: ‘Le président n’a pas de sens moral.’
  • Coats: ‘C’est vrai. Pour lui, un mensonge n’est pas un mensonge. C’est juste ce qu’il pense. Il ne sait pas faire la différence entre la vérité et le mensonge.’

Par ailleurs, l’ouvrage rapporte que Dan Coates ne serait jamais parvenu à se débarrasser de la ‘forte suspicion’ que le président russe, Vladimir Poutine, ‘avait quelque chose’ sur Donald Trump, ne voyant ‘pas d’autre explication’ au comportement de ce dernier. Une suspicion qui n’est toutefois basée sur aucune preuve concrète issue du renseignement.

Kim Jong-un

Dans son livre, Bob Woodward publie également les lettres que Kim Jong-un a adressées à Donald Trump, agrémentées des commentaires du président américain. Celui-ci se montre notamment ravi de l’usage par le dictateur nord-coréen du terme ‘Votre Excellence’.

‘C’est amusant: plus ils sont durs et méchants, mieux je m’entends avec eux’, a-t-il confié à Bob Woodward, au moment d’évoquer sa relation avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.

Mohammed ben Salmane

Et concernant le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, accusé par le Congrès américain d’être responsable de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, Donald Trump affirme tout bonnement lui avoir ‘sauvé la peau’.

‘J’ai réussi à faire en sorte que le Congrès le laisse tranquille. J’ai réussi à les stopper’, a-t-il confié lors d’un entretien le 22 janvier dernier.

Pour rappel, Jamal Khashoggi, un collaborateur du Washington Post et critique du régime saoudien, a été assassiné en octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul. Son corps, découpé en morceaux, n’a jamais été retrouvé.

Pressé par Bob Woodward, Donald Trump répète à l’envi que MBS ‘dira toujours qu’il ne l’a pas fait. Il le dit à tout le monde, et franchement je suis content qu’il dise ça (…) Il n’a jamais dit qu’il l’avait fait (…) Il dit très fermement qu’il ne l’a pas fait.’

Ses prédécesseurs

Enfin, Donald Trump ne s’est également pas privé de critiquer ses prédécesseurs à la Maison Blanche:

  • George W. Bush? Selon Donald Trump, Bob Woodward l’a fait passer (dans une de ses ouvrages) ‘pour un idiot, ce qu’il était’.
  • Barack Obama? ‘Je ne pense pas qu’Obama soit intelligent… Je pense qu’il est surestimé. Et je ne pense pas qu’il soit un grand orateur’, a-t-il confié, ajoutant que Kim Jong Un pensait qu’Obama était un ‘connard’.

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Source: BusinessAM


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