Principaux renseignements
- Le président Donald Trump a laissé entendre que la marine américaine pourrait rapidement prendre le contrôle de Cuba à la suite d’actions militaires en Iran.
- L’administration Trump a imposé de nouvelles sanctions à Cuba, visant des secteurs économiques clés et des individus accusés de violations des droits de l’homme.
- Les responsables cubains ont dénoncé ces sanctions, les qualifiant de punition collective et d’hypocrites compte tenu des problèmes internes des États-Unis.
S’exprimant lors d’un événement à Palm Beach, le président Trump a fait des remarques désinvoltes suggérant que la marine américaine pourrait prendre le contrôle de Cuba « presque immédiatement » à la suite d’actions militaires en Iran. Il a imaginé un porte-avions américain s’approchant des côtes cubaines, conduisant à une capitulation rapide.
Tensions croissantes
Ces commentaires font suite aux récentes sanctions américaines imposées à Cuba, que La Havane a condamnées comme une forme de punition collective. L’administration Trump critique depuis des mois les dirigeants cubains, accusant le pays d’assurer la sécurité des opérations de trafic de drogue présumées de Maduro au Venezuela. Cette position a été renforcée par l’intervention américaine au Venezuela plus tôt cette année, qui a abouti à la capture et à la destitution du président Nicolas Maduro.
À la suite de ces mesures et des embargos pétroliers qui ont suivi, Cuba est confrontée à de graves pénuries qui touchent divers secteurs, notamment celui de la santé. L’ONU a mis en garde à plusieurs reprises contre une crise humanitaire imminente dans le pays.
Cibler les secteurs clés
Les nouvelles sanctions visent des personnes impliquées dans des secteurs clés de l’économie cubaine, notamment l’énergie, la défense, la finance et la sécurité. Elles visent également à sanctionner les responsables cubains accusés de violations des droits de l’homme ou de corruption. Ces personnes se verront interdire l’entrée aux États-Unis.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Eduardo Rodríguez Parrilla, a dénoncé ces sanctions, les qualifiant de forme de punition collective visant le peuple cubain. Il a souligné que cette annonce coïncidait avec les célébrations du 1er mai à Cuba, où des millions de personnes manifestent traditionnellement contre l’embargo américain et les restrictions énergétiques.
Accusations d’hypocrisie
M. Parrilla a en outre critiqué le gouvernement américain pour son hypocrisie, l’accusant de réprimer ses propres citoyens tout en tentant de punir les Cubains qui résistent avec ténacité aux « attaques de l’impérialisme américain ». Il a souligné le caractère extraterritorial de ces sanctions, arguant qu’elles violent la Charte des Nations unies et portent atteinte à la souveraineté de Cuba.
La Maison Blanche a exhorté à plusieurs reprises les dirigeants cubains à engager le dialogue avec Washington, les avertissant que le temps presse. Cependant, le président cubain Miguel Díaz-Canel a systématiquement rejeté toute négociation dans des conditions qu’il juge hostiles. Il insiste pour que toute discussion repose sur le respect mutuel, l’égalité et la reconnaissance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de Cuba.
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