Trump déclare la fin des hostilités avec l’Iran et défie le Congrès


Principaux renseignements

  • Le président Donald Trump a déclaré la fin des hostilités avec l’Iran, prolongeant ainsi le cessez-le-feu qu’il avait initié le 7 avril.
  • Le Congrès n’a toujours pas donné son accord pour une action militaire contre l’Iran, malgré la poursuite du conflit.
  • Malgré une nouvelle proposition de paix iranienne, Trump l’a rejetée pour des raisons non précisées et a invoqué les dissensions internes au sein de la direction iranienne comme un obstacle à la paix.

Le président Trump a informé le Congrès vendredi que les hostilités avec l’Iran avaient cessé depuis qu’il avait mis en place un cessez-le-feu de deux semaines le 7 avril, lequel a été prolongé.

Approbation du Congrès

Cette annonce coïncidait avec la date limite fixée par la résolution sur les pouvoirs de guerre de 1973, selon laquelle le président doit solliciter l’approbation du Congrès pour une déclaration de guerre officielle contre l’Iran ou l’autorisation d’une action militaire. Soixante jours s’étaient écoulés depuis le début du conflit fin février, déclenchant l’obligation prévue par la résolution pour le président de consulter le Congrès concernant le recours à la force militaire.

Malgré la poursuite du conflit, le Congrès n’a pas autorisé l’intervention militaire américaine en Iran. Les lettres adressées vendredi par Trump aux dirigeants du Congrès semblent constituer une manœuvre stratégique visant à dissuader les législateurs d’imposer des restrictions aux opérations militaires contre l’Iran.

Critiques et contre-arguments

Le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, a critiqué l’affirmation de Trump, la qualifiant de « fausse » et soulignant l’illégalité de la guerre. Il a fait valoir que la complicité des républicains dans la poursuite du conflit mettait des vies en danger, alimentait le chaos et pesait sur les contribuables.

Trump avait précédemment laissé entendre qu’il estimait la résolution sur les pouvoirs de guerre inconstitutionnelle, affirmant son intention de contourner l’autorisation du Congrès pour toute action militaire. Dans des lettres adressées au président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, et au président du Sénat, Chuck Grassley, il a confirmé la cessation des hostilités depuis le 7 avril, marquant ainsi la fin du conflit engagé le 28 février.

Interprétations de la résolution sur les pouvoirs de guerre

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a témoigné jeudi devant la commission des forces armées du Sénat, suggérant qu’un cessez-le-feu suspend ou interrompt le compte à rebours prévu par la résolution sur les pouvoirs de guerre. Le sénateur Tim Kaine a contesté cette interprétation, affirmant que la loi ne corrobore pas une telle affirmation.

Interrogé sur la nécessité de demander l’autorisation du Congrès pour une action militaire contre l’Iran, Trump a déclaré qu’il refusait de le faire, invoquant le précédent établi par les présidents précédents qui s’étaient également abstenus de telles demandes. Il a fait valoir que la résolution était considérée comme inconstitutionnelle et a mis l’accent sur la communication continue avec le Congrès, tout en reconnaissant qu’aucun président n’avait jamais sollicité une telle autorisation auparavant.

Rejet de la proposition de paix

Trump a exprimé son mécontentement face à une nouvelle proposition de paix de l’Iran, déclarant qu’il n’était pas disposé à en accepter les termes. Tout en reconnaissant le désir de l’Iran de parvenir à un accord, motivé par l’affaiblissement de ses capacités militaires, il a refusé de préciser les raisons spécifiques de son rejet de l’offre.

Plus tôt dans la journée, des responsables pakistanais impliqués dans la médiation des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran ont confirmé aux médias que l’Iran avait soumis une proposition actualisée pour mettre fin à la guerre, qui a ensuite été transmise aux responsables américains.

Discorde interne en Iran

Trump a reconnu les progrès réalisés par l’Iran dans les négociations, mais a exprimé son incertitude quant à une résolution finale. Il a souligné que la discorde interne au sein de la direction iranienne constituait un obstacle majeur au processus de paix, qualifiant cette direction de désorganisée et fragmentée. Malgré cela, il a noté que toutes les factions au sein de l’Iran souhaitaient parvenir à un accord, bien qu’avec des agendas variés et potentiellement contradictoires.

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