Principaux renseignements
- Le président Donald Trump prévoit de porter à 25 pour cent les droits de douane sur les voitures et camions importés de l’UE.
- La Cour suprême avait précédemment jugé qu’une partie du programme tarifaire de Trump était illégale.
- Cette décision menace l’accord commercial entre les États-Unis et l’UE et pourrait avoir un impact négatif sur les constructeurs automobiles européens.
Le président Donald Trump a annoncé son intention de porter à 25 pour cent les droits de douane sur les voitures et les camions importés de l’Union européenne. Il a invoqué le non-respect par l’UE d’un accord commercial pour justifier cette décision, précisant que les véhicules fabriqués aux États-Unis seraient exemptés de ces droits de douane.
L’UE s’inquiète d’une possible remise en cause de l’accord commercial
Cette mesure fait suite à une décision de la Cour suprême rendue en février, qui a jugé illégale une partie importante du programme tarifaire de Trump. La Cour a estimé que son recours à la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux pour imposer des droits de douane « réciproques » outrepassait les pouvoirs présidentiels. Par la suite, Trump a tenté de contourner cette décision en mettant en place un nouveau « droit de douane global » de 10 pour cent par le biais d’un décret.
L’UE a fait part de ses inquiétudes face à ces développements, avertissant que son accord commercial avec les États-Unis pourrait être remis en cause. Elle a maintenu une communication ouverte avec les autorités américaines tout en cherchant à obtenir des éclaircissements sur les engagements américains. L’UE a souligné son attachement à une relation transatlantique mutuellement bénéfique et a déclaré son intention de protéger les intérêts européens si les États-Unis devaient prendre des mesures contraires à leur déclaration commune.
La Maison Blanche défend la décision de Trump
La Maison Blanche a défendu la décision de Trump, affirmant que l’UE n’avait pas réalisé de progrès significatifs concernant les engagements convenus dans le cadre de leur accord commercial. Elle a réitéré que le président se réservait le droit d’ajuster les taux de droits de douane si les partenaires commerciaux ne respectaient pas leurs obligations.
Ces droits de douane seraient mis en œuvre en vertu de la section 232, qui autorisait auparavant l’application d’un droit de douane de 25 pour cent sur les véhicules et certaines pièces automobiles importés aux États-Unis pour des raisons de sécurité nationale. Cette nouvelle mesure devrait avoir un impact significatif sur les constructeurs automobiles européens tels que Mercedes, BMW et Volkswagen, qui importent une grande partie des véhicules vendus aux États-Unis depuis leurs usines de fabrication européennes.
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