Pourquoi envisager un taux d’intérêt variable sur un prêt hypothécaire?

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Quiconque contracte aujourd’hui un prêt hypothécaire peut faire des affaires en or. Compte tenu de la situation actuelle des taux d’intérêt, de nombreux emprunteurs préfèrent un taux d’intérêt fixe. Mais il peut parfois être moins coûteux d’opter pour un taux variable.

Les taux d’intérêt à long terme sont à nouveau à la hausse. Entre le début de la nouvelle année et le 15 mars, le taux d’intérêt à long terme belge sur dix ans est passé de -0,37% à -0,05%. Le taux d’intérêt à long terme est l’un des facteurs que les banques prennent en compte pour déterminer le taux d’intérêt hypothécaire.

Un récent sondage réalisé par De Tijd auprès des grandes banques montre qu’il n’y a pas de plans sur la table pour augmenter les taux d’intérêt hypothécaires à court terme. En réponse au site d’informations financières, l’économiste de la KBC Johan Van Gompel a informé que sa banque pourrait augmenter ses taux si les taux d’intérêt à long terme continuent d’augmenter. ‘Cette augmentation ne sera pas significative’, a-t-il toutefois ajouté. Malgré de récentes augmentations, les taux d’intérêt sont toujours historiquement bas. Au cours des cinq dernières années, le taux d’intérêt moyen à long terme (sur dix ans) était de 0,38%.

Taux hypothécaires bas

Les taux d’intérêt des prêts hypothécaires restent donc extrêmement bas. Selon le baromètre d’Immotheker, le taux d’intérêt fixe moyen sur 20 ans (avec un ratio entre 81 et 100%) est de 1,44%. C’était dix points de base en moins il y a près d’un an.

En raison des faibles taux d’intérêt, de nombreux emprunteurs bloquent les intérêts pendant toute la durée du contrat. Cela garantit que les remboursements mensuels ne changent pas dès que les taux augmentent. Pourtant, il peut parfois être plus avantageux d’emprunter la voie du taux variable.

Avec un taux d’intérêt variable, vous acceptez que la banque change les intérêts à des moments fixes, par exemple tous les trois ans. Cela peut signifier à la fois une augmentation ou une diminution. Les prêteurs doivent respecter un certain nombre de règles lorsqu’ils contractent un prêt hypothécaire à taux d’intérêt variable.

Double maximum

Pour commencer, l’intérêt hypothécaire peut maximum doubler pendant la durée du contrat. Par exemple, quiconque reçoit un taux d’intérêt variable de 0,8% devra dans le pire des cas payer 1,6%. En outre, de nombreuses banques incluent un ‘plafond’ dans leurs contrats. Un tel plafond détermine dans quelle mesure le taux d’intérêt peut augmenter ou baisser à chaque révision. Avec l’aide du simulateur Guide-épargne.be, nous avons fait un calcul basé sur un prêt immobilier d’une durée de 20 ans pour un montant de 200.000 euros.

Si vous contractez un crédit immobilier avec un taux d’intérêt variable de 1% et un plafond de 1 point de pourcentage, vous payez 845,48 euros par mois dans le meilleur des cas. Après vingt ans, vous avez payé 5 575,17 EUR d’intérêts. Dans une situation intermédiaire, vous payez 919,38 euros par mois et dans le pire des cas (où les intérêts ont déjà doublé lors de la première révision) 996,58 euros par mois. Dans ces deux situations, après vingt ans, vous avez payé respectivement 20 651,76 et 36 400,51 euros d’intérêts.

Supposons que vous ayez un taux d’intérêt fixe de 1,44%, vous payez 955,11 euros par mois. A la fin du voyage, vous avez alors payé 29.225,52 euros d’intérêts.

Baisse des taux d’intérêt

Enfin, un taux d’intérêt variable est généralement inférieur à un taux d’intérêt fixe au début du contrat. Les prêteurs vous accordent une ‘remise’, pour ainsi dire, car ils partagent ainsi le risque d’une hausse des taux d’intérêt avec vous. Avec un taux d’intérêt fixe, le prêteur perd un revenu supplémentaire potentiel car il ne peut pas ajuster le taux en cas de hausse des taux d’intérêt.

Si le taux d’intérêt baisse, le taux sera ajusté à la baisse gratuitement lors de la prochaine révision. Ce n’est pas le cas avec un prêt immobilier à intérêt fixe. Dans un tel cas, vous devez généralement payer des frais administratifs et de réinvestissement si vous souhaitez refinancer votre prêt immobilier. Quiconque le fait dans une autre banque doit également payer des frais de notaire supplémentaires. Car le prêt hypothécaire doit être réenregistré si vous le transférez à un concurrent.

Conclusion: lorsque vous comparez les prêts immobiliers, il est toujours judicieux de demander des informations sur les taux d’intérêt variables et fixes. Vous pouvez demander à votre conseiller de faire une simulation pour les deux situations. De cette façon, vous pouvez parfaitement estimer quelle formule vous convient.

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