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Six raisons qui expliquent pourquoi les prix de l’immobilier continuent d’augmenter

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Personal Finance

28/10/2020 | Emmanuel Vanbrussel | 6 min de lecture

Daina Le Lardic / Isopix

Bien que la population traverse actuellement la plus grande crise économique jamais connue depuis la Seconde Guerre mondiale, les prix de l’immobilier augmentent dans la plupart des pays européens, et la Belgique ne fait pas exception.

Dans ses dernières prévisions, l’agence de notation de crédit Standard & Poor’s confirme les prédictions de banques belges. Tout indique que les prix de l’immobilier belge seront amenés à augmenter malgré la crise. L’agence S&P s’attend à ce que les prix augmentent de 1,8 % par rapport à l’année précédente. L’agence de notation prévoit néanmoins une stabilisation de ces prix d’ici 2021 et une nouvelle hausse des prix les années suivantes.

À l’exception de certains marchés difficiles, notamment en Espagne et en Irlande, les prix de l’immobilier en Europe devraient augmenter en 2020. Pourquoi ? Voici six explications.

1. Les revenus des familles restent intacts

Les économistes expliquent ce phénomène par les ‘filets de sécurité’ des gouvernements, en particulier les systèmes tels que le chômage temporaire. Par conséquent, la crise économique ne s’est pas encore traduite par une baisse significative des revenus disponibles des ménages. Le pouvoir d’achat est resté largement intact, de sorte que la capacité d’achat de biens immobiliers n’a pas changé structurellement.

2. Les Européens économisent plus que jamais

S&P souligne que les ménages européens n’ont jamais autant épargné que pendant le confinement. En moyenne, dans la zone euro, au cours du deuxième trimestre de cette année, ils ont épargné 25% de leurs revenus. Ces chiffrent atteignent même les 28 % au Royaume-Uni. Conséquence, ‘l’apport personnel des acheteurs est plus grand’, explique l’agence de notation de crédit. 

3. Emprunter n’a jamais été aussi bon marché

La crise conduit à des taux d’intérêt historiquement bas sur les marchés des capitaux. Cela se traduit par des taux d’intérêt très bas pour les prêts au logement.

4. Moins de nouveaux logements en raison de la deuxième vague

Ce ne sont pas seulement les facteurs de demande qui soutiennent les prix de l’immobilier. Du côté de l’offre, le confinement a bloqué les chantiers et les projets en cours d’élaboration. La combinaison d’une offre limitée à une demande plus importante a également fait monter les prix. 

5. Une demande accrue pour des espaces plus grands

Dans toute l’Europe, les propriétaires d’appartements (pour autant qu’ils en aient les moyens) accélèrent leurs projets d’achat: que ce soit pour un appartement ou une maison plus grande. ‘Certains espaces sont devenus plus attrayants pour les propriétaires d’appartements depuis le confinement’, écrit Koen De Leus, économiste de BNP Paribas Fortis, dans sa dernière analyse de l’immobilier. ‘Cela explique en partie la popularité actuelle des maisons avec jardin à proximité de villes telles qu’Anvers et Bruxelles. Le caractère potentiellement permanent du travail à domicile renforce cette idée’, ajoute-t-il.

6. Investissement en période de turbulences

L’immobilier est également attrayant du point de vue du simple investisseur. La solidité tranquille de l’immobilier contraste avec les turbulences des marchés boursiers. L’indice Bel20 est passé cette année d’environ 4.000 à quelque 3.200 points, ce qui représente une perte de 20 %.

Seul nuage à l’horizon: le chômage

Les Belges restent optimistes quant au marché de l’immobilier, selon une enquête récente. Les investisseurs immobiliers peuvent-ils alors dormir sur leurs deux oreilles ? Pas tout à fait. La deuxième vague, plus importante que prévu, fait grandir cette incertitude.

Les économistes recommandent de surveiller de près deux variables en particulier: le chômage et son impact sur le revenu disponible des ménages.  Si l’Europe devait reconfiner, un grand nombre d’entreprises  pourraient chavirer. Cela pourrait entraîner une hausse du chômage, qui affecterait à la fois le revenu disponible des ménages et la confiance des consommateurs.

Tout cela pourrait geler le marché immobilier, bien que les experts soulignent que l’effet bénéfique des faibles taux d’intérêt pourrait éventuellement permettre d’absorber partiellement un tel choc sur les revenus.

Source: BusinessAM


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