Plus de 100 dollars le baril et une explosion de la demande, Goldman Sachs prévoit deux années glorieuses pour l’or noir

L’activité des compagnies aériennes commence à reprendre, la demande en pétrole continue d’augmenter : en 2022 et en 2023, elle devrait atteindre des records. Le prix du baril devrait arriver à 85 dollars, mais celui-ci pourrait même dépasser les 100 dollars, estime un expert.

Une prévision qui fera soupirer les personnes soucieuses du futur de la planète, et les consommateurs. Autant la demande que les prix du pétrole devraient augmenter. Damien Courvalin, directeur des recherches en énergie pour Goldman Sachs, repris par CNBC, estime que la demande va reprendre des couleurs. Elle atteignait d’ailleurs des niveaux records avant l’apparition d’omicron.

Puis l’activité des compagnies aériennes devrait également continuer à se rétablir. Les restrictions de voyage, notamment en Asie et en Océanie, commencent à être levées, et devraient continuer à être supprimées petit à petit.

En mélangeant ces deux éléments la demande en pétrole devrait alors établir un nouveau record en 2022, et le dépasser à nouveau en 2023.

Plus de 100 dollars le baril?

Les deux pétroles bruts de référence, le Brent de la mer du Nord et le West Texas Intermediate américain avaient fait des pics au dessus des 80 dollars ces derniers mois. Avec la nouvelle de l’apparition d’omicron, le prix avait chuté jusqu’à 70 dollars. Vendredi, les deux sont toujours autour dans la petite septantaine.

Pour 2022, Courvalin voit le prix augmenter jusque 85 dollars, avec le risque qu’il puisse augmenter jusqu’à 90 ou 95 dollars. Deux raisons différentes peuvent même mener à un prix de 100 dollars, voire plus, calcule l’expert.

La première est l’inflation. Comme les prix de production augmentent, le produit fini va aussi augmenter. L’autre raison est que la demande dépasse l’offre, et ainsi la rareté fait augmenter les prix. Les deux peuvent aussi avoir lieu en même temps.

Un prix de 110 dollars est même envisageable, estime-t-il. Celui-ci cependant détruirait la demande : si les prix sont trop hauts, trop longtemps, la demande baisse.

L’Opep+ a décidé d’ajouter 400.000 barils par jour à l’offre, dès janvier. Mais selon Reuters, l’organisation pourrait même se réunir plus tôt pour discuter des quotas, si elle voit un changement dans la demande.

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