Les restructurations en Belgique se multiplient, mais touchent moins de salariés


Principaux renseignements

  • Au cours du premier semestre 2026, le nombre de salariés menacés par un éventuel licenciement collectif a légèrement diminué, tandis que le nombre de procédures de restructuration a augmenté.
  • La Flandre représente près des deux tiers des licenciements annoncés, le secteur des transports et de la logistique étant particulièrement touché.
  • Les plans sociaux mettent de plus en plus l’accent non plus sur les indemnités de licenciement, mais sur la formation, la reconversion professionnelle et l’employabilité durable.

Des données récentes du SPF WASO, analysées par le spécialiste des ressources humaines SD Worx, révèlent une légère baisse de 3 pour cent du nombre de salariés belges confrontés à un éventuel licenciement collectif au cours du premier semestre 2026 : 5 115 salariés ont été touchés, contre 5 290 au cours de la même période en 2025.

Il est intéressant de noter que, bien que le nombre total de salariés concernés ait diminué, la fréquence des procédures de restructuration a augmenté, passant de 59 à 63 cas. Cela indique que les changements organisationnels actuels sont plus fréquents, mais qu’ils concernent des groupes de personnes plus restreints.

Évolution géographique des licenciements

Les tendances régionales révèlent un glissement géographique significatif. La Flandre est devenue le principal foyer de ces licenciements, représentant désormais près de 66 pour cent de l’ensemble des annonces – une forte augmentation par rapport aux 42 pour cent de l’année précédente. Plus précisément, 3 372 salariés ont été touchés en Flandre, les concentrations les plus élevées étant observées en Flandre occidentale et à Anvers.

À l’inverse, l’impact à Bruxelles et en Wallonie a considérablement diminué, avec une baisse de 79 pour cent à Bruxelles et de 24 pour cent en Wallonie.

Les secteurs du transport et de la logistique invoquent les suppressions d’emplois

Les pressions spécifiques à chaque secteur ont également évolué. Alors que le secteur de la distribution était le plus durement touché début 2025, ce sont désormais les transports et la logistique qui occupent la première place dans les chiffres de 2026, représentant plus d’un tiers de l’ensemble des suppressions d’emplois annoncées.

Par ailleurs, les secteurs de la métallurgie et de la pétrochimie continuent de faire face à une situation instable.

Dialogue social

Le dialogue social continue de jouer un rôle essentiel dans l’atténuation des pertes d’emploi. Sur les 4 539 salariés concernés par des procédures menées à terme au cours du premier semestre 2026, 467 ont réussi à conserver leur poste, ce qui signifie qu’environ 10 pour cent des licenciements prévus ont été évités. Ce chiffre est légèrement inférieur au taux de réussite de 12 pour cent observé au cours de la même période en 2025.

Priorité à l’employabilité à long terme

On observe également une évolution notable dans la composition des plans sociaux. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les indemnités de licenciement, l’accent est de plus en plus mis sur l’employabilité à long terme. Les accords modernes prévoient de plus en plus souvent des budgets de formation personnalisés qui vont au-delà des services obligatoires d’aide au reclassement.

Ces fonds permettent aux salariés licenciés de poursuivre leur formation ou de se reconvertir, ce qui contribue au taux de réinsertion élevé rapporté par le VDAB, selon lequel environ 70 pour cent des salariés concernés trouvent un nouvel emploi en l’espace de quelques mois.

(at)

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