Principaux renseignements
- Les raisons pour lesquelles de plus en plus de vendeurs choisissent un agent immobilier montrent à quel point la complexité d’une vente fait la différence.
- La manière dont les frais cachés déterminent le rendement réel montre que le prix de vente n’est pas le même que le montant qui sera finalement versé sur votre compte.
- La raison pour laquelle le timing reste crucial dans l’immobilier révèle comment les prêts hypothécaires, les attestations et la fiscalité déterminent en partie la plus-value dont vous disposerez réellement.
Le marché immobilier belge évolue rapidement. De plus en plus de vendeurs font appel à un professionnel pour la vente de leur logement, et les derniers chiffres d’Immoweb montrent à quel point cette tendance se confirme. Ce qui était autrefois un choix à peser semble désormais aller de soi pour de nombreux propriétaires. Cela tient également à la réalité qui se cache derrière une vente : certificats, attestation de sol, prêts hypothécaires et aspects fiscaux rendent le processus plus complexe qu’il n’y paraît à première vue.
78 pour cent finissent par faire appel à un professionnel de l’immobilier, contre 61 pour cent un an plus tôt
Vendre soi-même son logement sans agent immobilier semble être l’option la moins attrayante pour un nombre croissant de Belges. En 2026, 78 pour cent des vendeurs de logements feront finalement appel à un professionnel de l’immobilier. Un an plus tôt, ce chiffre s’élevait encore à 61 pour cent.
C’est ce qui ressort de l’enquête annuelle d’Immoweb sur le marché immobilier belge. La hausse atteint 17 points de pourcentage en un an.
La plupart des vendeurs font ce choix d’emblée : 71 pour cent font appel à un professionnel dès le début du processus de vente. 7 pour cent supplémentaires tentent d’abord de vendre par eux-mêmes, mais changent de stratégie en cours de route. Seuls 22 pour cent mènent la vente à bien de manière entièrement autonome.
Les formalités administratives et la détermination du prix jouent un rôle important
Les chiffres indiquent que c’est surtout la complexité d’une vente immobilière qui entre en ligne de compte. Parmi les vendeurs qui travaillent avec un agent immobilier, la gestion administrative et l’organisation des visites sont les avantages les plus souvent cités.
L’évaluation du bien immobilier et la recherche d’acheteurs potentiels font également partie des raisons qui poussent à faire appel à un professionnel.
Vendre un bien immobilier ne se résume pas à s’accorder sur un prix avec un acheteur. Notaire.be souligne que les vendeurs doivent, selon la situation, rassembler les documents nécessaires et vérifier si le bien est encore grevé d’une dette hypothécaire.
Vendre soi-même semble simple, mais la réalité est plus complexe
Pour ceux qui se concentrent avant tout sur leurs finances personnelles, il y a un autre élément à prendre en compte. Vendre soi-même peut être un moyen d’éviter de payer une commission d’agence immobilière, mais le prix de vente n’est pas le même que le montant qui sera finalement versé sur le compte du vendeur.
Si vous avez encore un prêt hypothécaire en cours, vous devez par exemple tenir compte de la dette restante. Lors de la vente, cette dette est en principe remboursée à partir du produit de la vente, après quoi l’hypothèque peut être radiée.
D’autres frais peuvent également influencer le produit final de la vente. En Flandre, par exemple, une attestation de sol est obligatoire lors de la vente et des règles relatives à l’attestation amiante s’appliquent aux logements construits avant 2001.
Conséquences fiscales
Des conséquences fiscales sont également possibles, en fonction du type de bien immobilier et du délai entre l’achat et la vente. Une personne qui vend un logement avec une plus-value n’est pas automatiquement imposée sur la plus-value. En principe, une exonération s’applique à la résidence principale. Il en va autrement pour une résidence secondaire ou tertiaire : une exonération peut également s’y appliquer, à condition que le propriétaire ait détenu le bien immobilier pendant plus de cinq ans. L’administration fiscale se base pour cela sur les dates figurant sur les actes d’achat et de vente.
Pour ceux qui envisagent une transaction immobilière, le choix du moment n’est donc pas uniquement une question pratique. Le moment de l’achat, celui de la vente et la manière dont le bien a été acquis peuvent déterminer en partie la part de la plus-value réalisée qui vous restera réellement.
Un choix qui va au-delà du prix de vente
L’augmentation du nombre de vendeurs qui recherchent un accompagnement professionnel ne signifie donc pas automatiquement qu’un agent immobilier soit le meilleur choix financier pour chaque propriétaire. En fin de compte, la comparaison pertinente ne porte pas seulement sur le prix de vente du bien, mais aussi sur les frais qui viennent réduire le produit de la vente et sur le temps et les démarches administratives que le propriétaire souhaite assumer lui-même.
Pour ceux qui vendent par leurs propres moyens, l’économie potentielle réside principalement dans le fait d’éviter les frais d’agence. En contrepartie, le propriétaire doit s’occuper lui-même, entre autres, de la détermination du prix, de la publicité, des visites et des négociations.
Tendance
La tendance de ces dernières années est en tout cas claire : alors qu’en 2013, 46 pour cent des vendeurs faisaient encore appel à un professionnel de l’immobilier, cette proportion est passée à 78 pour cent en 2026, selon les chiffres d’Immoweb.
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