Principaux renseignements
- La Corée du Nord a lancé plus de dix missiles balistiques pour protester contre les exercices militaires américano-sud-coréens.
- Les armes sont susceptibles d’être équipées d’ogives nucléaires tactiques.
- La Corée du Nord utilise ces essais de missiles pour affirmer son contrôle total sur ses décisions en matière de sécurité.
Alors que les manœuvres militaires conjointes entre les États-Unis et la Corée du Sud touchaient à leur fin, la Corée du Nord a réagi en tirant plus de dix missiles balistiques à courte portée en direction de la mer de l’Est. L’escalade est survenue peu après que Kim Yo-jong, la sœur de Kim Jong-un, eut critiqué ces exercices, alors même que le président Donald Trump avait auparavant ordonné une réduction significative de la participation américaine afin d’encourager les efforts diplomatiques.
Réponse sécuritaire
À la suite des tirs effectués depuis la région de Pyongyang, le gouvernement sud-coréen a organisé un sommet d’urgence sur la sécurité réunissant des chefs militaires et des responsables de la défense. Les responsables ont déclaré que ces actions constituaient de graves violations des mandats du Conseil de sécurité de l’ONU et ont exigé l’arrêt immédiat de ces essais.
Analyse technique
Selon l’État-major interarmées, les projectiles ont parcouru environ 300 kilomètres. Le ministre de la Défense, Ahn Gyu-back, a informé les législateurs que ces armes étaient probablement des lance-roquettes multiples de 600 mm, que Séoul surveille de près en raison de leur déploiement potentiel près de la frontière. Ces systèmes spécifiques, identifiés comme étant des KN-25, seraient capables de transporter des armes nucléaires tactiques. Le ministre Ahn a en outre estimé que Pyongyang disposait actuellement de 80 à 120 ogives nucléaires.
Informations contradictoires
Le lancement de ces missiles coïncide avec une période de tensions diplomatiques. Alors que le président Trump affirmait être en contact avec Kim Jong-un après avoir réduit l’ampleur des exercices militaires, Kim Yo-jong a publiquement démenti toute communication récente de ce type. Elle a soutenu que les États-Unis continuaient de mener une stratégie de confrontation à l’égard de son pays.
Intervention chinoise
Dans ce contexte de tensions, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a conseillé à la Corée du Sud, lors d’une visite à Séoul, d’éviter de prendre parti dans la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Il a fait valoir que les tensions ne s’apaiseraient que si les États-Unis mettaient fin à leur approche antagoniste envers la Corée du Nord.
(at)
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