Les Big Tech n’échappent pas à la crise économique: résultats trimestriels mitigés pour Microsoft

Après Google, ce fut au tour d’un autre géant américain de publier ses résultats pour le second trimestre 2022 : Microsoft. Et à l’image du premier, les performances du second n’étaient pas à la hauteur des attentes des économistes. La firme de Redmond a tout de même pu compter sur sa branche Cloud pour limiter la casse.

Après deux ans de pandémie – qui ont plutôt joué en la faveur des géants des technologies –, le vent a tourné au cours du premier semestre 2022. L’inflation galopante et la guerre en Ukraine, avec tout ce que cela implique, ont en effet plombé les affaires des Big Tech et ce n’est pas Google qui dira le contraire. La firme de Mountain View n’est pas la seule à être impactée, du côté de chez Microsoft aussi, on souffre du contexte géopolitique et économique actuel.

Et les investisseurs s’attendaient au pire, mais fort heureusement, la réalité s’est avérée meilleure que prévu, même si les chiffres de Microsoft n’ont pas atteint les prévisions de Wall Street.

Des résultats mitigés

Ainsi, le chiffre d’affaires de Microsoft a atteint 51,9 milliards de dollars contre 52,4 milliards de dollars attendus. Le bénéfice par action a statué à 2,23$, soit moins que les 2,29$ prédits par Wall Street. Sur les 16,7 milliards de dollars attendus pour son activité d’informatique personnelle, Microsoft n’a enregistré que 14,4 milliards de revenus (+2% par rapport à l’année dernière). De manière générale, aucune des activités de l’entreprise n’est parvenue à atteindre le consensus des économistes.

La firme américaine a cité un certain nombre de facteurs pour justifier ses résultats mitigés. À l’image de Google, l’inflation, la guerre en Ukraine, la baisse des budgets alloués à la publicité et les problèmes au sein de la chaine d’approvisionnement dû aux confinements en Chine ont eu un impact sur ses affaires. Les taux de change défavorables – le dollar culmine – ont également joué dans la balance, privant l’entreprise de 595 millions de dollars de revenus.

Les revenus du Cloud en hausse de 40%

Les résultats de Microsoft « sont inférieurs aux attentes de Wall Street, mais les indicateurs sous-jacents pour le cloud et les commandes sont solides », a réagi Dan Ives de Wedbush Securities. Certaines branches de l’activité Cloud de l’entreprise n’ont en effet pas atteint les objectifs des économistes, mais cela ne veut pas dire que tout est mauvais. D’ailleurs, certains résultats confirment que Microsoft doit continuer dans cette voie.

« Dans un environnement dynamique, nous avons constaté une forte demande, pris des parts de marché et augmenté l’engagement des clients envers notre plateforme cloud. Les réservations commerciales ont augmenté de 25% et les revenus de Microsoft Cloud ont atteint 25 milliards de dollars, en hausse de 28% d’une année sur l’autre », a déclaré Amy Hood, vice-présidente exécutive et directrice financière de Microsoft, en grande partie grâce à l’augmentation de 40% des revenus d’Azure, la plateforme d’informatique à distance de Microsoft, et d’autres services Cloud de l’entreprise. De quoi être optimiste pour le trimestre en cours.

Des prévisions optimistes

Microsoft se veut en effet optimiste pour l’avenir. L’entreprise s’attend à une augmentation de ses revenus et de son bénéfice opérationnel à un rythme à deux chiffres pour le prochain exercice fiscal. De quoi rassurer les investisseurs. Sa valeur a d’ailleurs grimpé de 4% en bourse, suite à l’annonce des résultats.

« Alors que nous commençons un nouvel exercice, nous restons déterminés à équilibrer la discipline opérationnelle avec des investissements continus dans des domaines stratégiques clés pour stimuler la croissance future », a déclaré la directrice financière de Microsoft, Amy Hood, dans un communiqué. Le ton est donc beaucoup plus optimiste que celui de Google qui préfère plutôt jouer la carte de la prudence.

On notera cependant que Microsoft a également réduit ses ambitions en matière d’embauches pour les mois à venir. Preuve que si l’entreprise est optimiste quant à l’avenir, elle ne peut nier que le contexte actuel est compliqué.

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