Le Canada et le Royaume-Uni s’opposent au retour de la Russie dans le G7

Le Président russe Vladimir Poutine et l’ex-président américain Donald Trump (Isopix)

Samedi, le Président américain Donald Trump a annoncé le report de la réunion du G7 prévue en juin. Il a précisé qu’il inviterait aussi d’autres pays à participer.

Par ses invitations, le Président Trump cherche de nouveaux alliés. Il faut dire que le groupe des 7 a été fortement affaibli par la crise du coronavirus. Et Donald Trump pense qu’il est temps d’agrandir le cercle des privilégiés. De toute façon, selon lui, le G7 ne représente pas correctement ‘ce qu’il se passe dans le monde’. Il a donc invité la Corée du Sud, l’Inde, l’Australie et la Russie.

Ce dernier pays a provoqué la colère de plusieurs membres du groupe de base. Le Canada et le Royaume-Uni se sont officiellement opposés au retour de la Russie dans le groupe.

‘La Russie a été exclue du G7 après avoir envahi la Crimée il y a plusieurs années, et son manque de respect des règles et normes internationales est la raison pour laquelle elle reste en dehors du G7, et elle continuera de l’être’, a déclaré le Premier ministre canadien, Justin Trudeau. Toutefois, il ne s’est pas opposé à la venue du Président russe, Vladimir Poutine, lors de la réunion comme observateur.

Ce n’est pas un secret: Donald Trump essaye depuis plusieurs années de réintégrer la Russie au G7. Et les membres lui ont toujours asséné un non catégorique. Pour Trump, c’est peut-être la dernière fois qu’il peut tenter de faire revenir la Russie, car si les électeurs votent massivement pour Biden, le mandat de Trump prendra fin en janvier prochain.

Les autres membres du groupe ne se sont pas encore exprimés sur la question. La participation de l’Inde, la Corée du Sud et l’Australie n’a pas été critiquée, pour le moment. Le G7 pourrait, dans un avenir proche, devenir un nouveau G10.