Le calvaire en chaîne du secteur événementiel

Marin Driguez/SIPA

Outre les organisateurs d’évènements, plus de 2.500 sous-traitants du secteur évènementiel en Belgique sont frappés de plein fouet par la crise du coronavirus, selon le centre d’expertise de la Haute école Karel de Grote à Anvers.

A l’initiative de fédérations du secteur, la Haute école a mené fin mars un coup de sonde sur les conséquences des mesures de confinement pour le secteur de l’évènementiel. Il en est ressorti que l’ensemble du secteur s’attend à une perte de chiffre d’affaires de 54% par rapport à 2019.

Pour les organisateurs d’évènements, le manque à gagner irait jusqu’à 1,3 milliard d’euros et pour les sous-traitants, cela pourrait même aller jusqu’à 3,6 milliards d’euros.

Une analyse plus approfondie montre que le report ou l’annulation d’évènements provoque un effet domino dans tout le secteur, notamment sur le plan du personnel. Environ la moitié du budget consacré au personnel par un organisateur d’évènement va en fait aux sous-traitants, au premier rang desquels se trouvent les sociétés qui proposent un soutien audiovisuel.

Il apparaît également de l’étude que près de la moitié des sous-traitants actifs dans le secteur sont des indépendants.

Festivals

Le chiffre d’affaires des organisateurs de festivals de musique est en moyenne près de quatre fois supérieur à celui des autres types d’événements: 13,7 millions, contre 3,6 millions d’euros. Et plus que les autres, les organisateurs de festivals musicaux font appel à des sous-traitants: 70% de leur budget de personnel va à des sous-traitants.

Une autre conclusion remarquable de l’étude est que le segment « B to B » (d’entreprises à entreprises) du secteur évènementiel est en fait plus important, tant en nombre d’activités qu’en chiffre d’affaires, que le segment « B to C », qui est lui plus visible.