La scission d’IBM provoque de vives tensions sociales en Belgique: 200 emplois menacés

IBM prévoit de supprimer environ 10.000 emplois en Europe dans le secteur des services IT, une branche dont l’entreprise technologique américaine veut se séparer – Isopix

Le géant technologique IBM s’empresse de procéder à la scission annoncée de sa division de gestion des réseaux, qui sera logée dans la nouvelle société Kyndryl. La restructuration qui l’accompagne met en péril près de 200 emplois chez IBM Belgique, or les négociations sociales sur ce licenciement collectif sont au point mort.

Aujourd’hui, IBM Belgique compte encore un millier d’employés, mais en novembre dernier, le géant de la technologie a annoncé que 196 emplois, soit environ 1 sur 5, seraient supprimés. Cela fait partie de la réorganisation mondiale de la multinationale informatique américaine. IBM veut se concentrer entièrement sur le cloud et l’intelligence artificielle (IA), et se sépare donc du département qui gère les réseaux informatiques des grandes entreprises. Le groupe a annoncé cette semaine que la nouvelle société s’appellerait Kyndryl et qu’elle évoluerait de manière totalement indépendante d’ici la fin de l’année.

Un front commun syndical a déclaré ce jeudi que les négociations autour des quelque 200 licenciements belges sont dans l’impasse. Selon les syndicats, ils sont mis devant le fait accompli et la direction refuse d’envisager des scénarios alternatifs pour les licenciements. ‘Mardi 13 avril, contre tous les usages, la direction a décidé unilatéralement de clore la première phase de la procédure Renault’, affirment les syndicats, qui organiseront une manifestation au siège bruxellois lundi prochain.

Low cost

Les syndicats affirment également qu’ils n’ont reçu aucune garantie quant aux salaires ou aux conditions de travail des 800 collègues d’IBM qui conserveront leur emploi. Parmi eux, 500 resteront chez IBM et 300 passeront dans la nouvelle société Kyndryl. ‘La direction refuse de donner une garantie ferme que les employés transférés chez Kyndryl ne subiront aucun désavantage’, déplore les syndicats. Le front syndical redoute en effet que Kyndryl ne devienne la branche informatique low cost d’IBM.

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