‘La responsabilité de la débâcle autour des vaccins repose sur Ursula von der Leyen’

Ursula von der Leyen
Ursula von der Leyen – Isopix

Ce matin, Politico a lâché les chiens en direction de la tête de l’UE: ‘La responsabilité de la débâcle européenne des vaccins incombe à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen’. L’essentiel de l’article fustige la présidente de la Commission européenne, arguant qu’elle n’a pas les épaules pour outrepasser Angela Merkel et qu’elle échoue totalement dans sa tâche.

  • ‘Blame Von der Layen’ (‘La faute à von der Leyen’) pouvait-on lire en grand sur le site Politico ce matin. ‘L’attaque de l’UE à l’encontre des sociétés pharmaceutiques n’était qu’un leurre pour détourner l’attention de la population sur ce qui se passe réellement’, affirme le quotidien. Le fait est que l’UE a mal négocié avec les groupes pharmaceutiques et que son budget était ‘trop serré’ pour qu’elle ne brandisse son chéquier comme les Américains ou les Israéliens l’ont fait. 

  • Il est vrai que ces éléments pointent le doigt sur une situation assez incohérente: pas moins de 750 milliards d’euros ont été prévus pour relancer l’économie, mais l’UE a ‘bricolé’ jusqu’à la dernière minute pour pouvoir bénéficier de vaccins les moins chers possible. Résultat : le Royaume-Uni, les États-Unis et Israël ont une sacrée longueur d’avance sur l’UE. Au Royaume-Uni, les niveaux de vaccinations ont maintenant atteint 15% de la population, contre 3% en Europe. 

  • Selon le média, Ursula von der Leyen n’est tout simplement pas à la hauteur en tant que leadeur européen. Elle se contente de s’entourer de collaborateurs de confiance allemands, elle ne communique qu’à la télévision allemande et n’écoute que les appels d’Angela Merkel depuis Berlin.

  • L’attaque est sans précédent, mais le site souligne que les dommages politiques causés par la mauvaise approche européenne en matière de vaccins sont énormes : dans toute l’Europe, les gens sont furieux contre la cadence européenne par rapport au Royaume-Uni et aux États-Unis.

  • Tout cela ne fait qu’augmenter la pression qui pèse sur les épaules de la Commission. Un changement devrait tôt ou tard être envisagé. 
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