‘La moitié des nouvelles infections de la deuxième vague étaient en fait anciennes’

Test PCR/ Isopix

Y a-t-il vraiment eu une deuxième vague cet été? Les résultats des tests d’un grand laboratoire, que le journal Het Laatste Nieuws a pu consulter, montrent que de nombreuses personnes testées positives pendant les mois d’été n’étaient plus contagieuses.

Ces personnes étaient en fait porteuses d’une ancienne infection, elles ont donc été inutilement mises en quarantaine. De plus, ces ‘nouvelles’ infections ont mis en branle toutes une série de mesures plus strictes, que ce soit en rue ou dans les écoles, entre autres. Sans oublier toute la logistique de recherche des contacts des personnes qui en réalité ne pouvait plus propager le virus…

Le problème réside dans les tests PCR effectués par les médecins. Des études scientifiques ont montré que ces tests peuvent encore détecter des particules du virus jusqu’à 83 jours – c’est-à-dire près de trois mois – après une infection. Or on sait qu’un test positif ne signifie pas pour autant qu’une personne est toujours contagieuse. S’il s’agit d’une petite minorité du nombre total de tests positifs, l’impact est faible.

Schéma

Toutefois, les informations rapportées par Het Laatste Nieuws montrent qu’il y a eu beaucoup de cas de ce type l’été dernier. Les résultats de l’un des plus grands laboratoires du pays – l’AZ Delta à Roulers – montrent qu’en juin, juillet et août, près de la moitié des cas positifs étaient en fait des personnes porteuses d’une ancienne infection. Le même schéma aurait été observé à Gand, Bruges et dans d’autres régions.

‘En juillet, j’ai remarqué que, soudainement, plus de personnes ont été testées positives dans notre hôpital avec des valeurs Ct élevées. En étudiant ces cas de plus près, j’ai découvert qu’il s’agissait toujours de personnes victimes d’une ancienne infection. Elles étaient à peine porteuses du virus et les quelques particules présentes se sont révélées cliniquement non pertinentes’, a expliqué le microbiologiste Louis Ide de l’AZ Jan Palfijn, à Gand.

Ancienne infection ou faux positif?

Toujours selon le quotidien flamand, il n’y a qu’à Anvers qu’il y aurait eu beaucoup de nouvelles infections. Il est donc tout à fait possible que la propagation ait été relativement limitée. ‘Il serait très intéressant d’étudier cela de plus près’, estime le professeur et microbiologiste Herman Goossens (UZ Antwerpen), soutenu en ce sens par Louis Ide.

‘Il faudrait sérieusement réfléchir au moment où nous ne considérerons plus les personnes ayant un test positif comme contagieuses. Après tout, cela a un impact sur beaucoup de choses: des quarantaines personnelles aux fermetures d’écoles en passant par les chiffres du coronavirus’, conclut Herman Goossens.

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