La France autorise les feux de circulation ‘récompense’: voici comment ça marche

Les feux ’récompense’ deviennent légaux en France. (Isopix)

Les communes françaises qui le désirent vont pouvoir installer des feux de circulation dits ‘récompense’ sur leurs routes. Une autorisation accordée en fin de semaine dernière suite au succès d’une phase pilote menée en 2020.

D’après les estimations du Syndicat des équipements de la route transmises par la Sécurité routière, il existe déjà environ un millier de feux ‘récompense’ en France. Certains, en place depuis plusieurs années, étaient jusqu’à présent illégaux. D’autres, installés par quelques communes en 2020, servaient dans le cadre d’une expérimentation de cette nouvelle technologie.

En septembre 2020, les autorités nationales les avait jugés dangereux et inutiles et avaient appelé à leur démantèlement. Visiblement, l’expérience pilote leur a fait changer d’avis. Un arrêté autorisant ces feux a été publié vendredi dernier au Journal officiel.

Concrètement, ces feux sont toujours au rouge et passent automatiquement au vert lorsque le véhicule qui se présente devant eux respecte la limitation de vitesse. Un radar situé quelques dizaines de mètres en amont calcule leur vitesse et indique au feu qu’il peut le laisser passer. Il s’agit donc d’une mesure visant à récompenser les automobilistes qui respectent les limitations de vitesse, un outil supplémentaires aux côtés des chicanes et autres ralentisseurs parfois critiqués.

L’installation de ceux-ci implique certaines conditions:

  • Ils ne peuvent être installés qu’en agglomération.
  • Ils ne peuvent pas être installés au niveau des passages piétons et des intersections, ni à proximité du panneau d’entrée d’agglomération.

Notons que les feux ‘sanction’ sont en revanche toujours interdits. Ceux-ci reposent sur le principe inverse: ils sont toujours au vert et passent au rouge si le véhicule qui approche est en excès de vitesse. Certaines communes les utilisent tout de même. Si ces feux provoquent un accident, la responsabilité des communes est engagée, avait précisé le ministère de l’Intérieur à l’automne dernier.

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