La fortune de Mark Zuckerberg a fondu de moitié en un an : 71 milliards de dollars partis en fumée

Les déboires de Meta ont des répercussions sur la fortune de son PDG, Mark Zuckerberg. Et si l’année écoulée est difficile pour à peu près tous les géants des technologies américains, elle l’est tout particulièrement pour le fondateur de Facebook. Sa fortune a été divisée par 2 et a continué de s’évaporer.

En février dernier, Mark Zuckerberg a accusé une perte de 31 milliards de dollars en actions. Il s’agissait de la deuxième plus importante perte causée par une baisse du cours d’une action. Malheureusement pour lui, elle ne fut pas la dernière. Au cours des 12 derniers mois, le PDG de Meta a en effet vu sa fortune se réduire de moitié, avant d’accuser de nouvelles pertes.

Au final, ce sont plus de 71 milliards de dollars qui se sont évaporés – selon l’indice Bloomberg Billionaires –, et ce, en grande partie à cause de la nouvelle stratégie adoptée par le groupe Meta. L’ex-Facebook ne fait en effet plus des réseaux sociaux sa priorité, mais mise son avenir sur le métavers.

Aujourd’hui, Mark Zuckerberg ne pèse plus que 55,9 milliards de dollars – selon l’indice de Bloomberg – ce qui le place à la 20e place des milliardaires mondiaux. Il s’agit de sa position la plus basse depuis 2014.

Effet boule de neige

Il n’est évidemment pas le seul à souffrir des fluctuations de valeur de Meta. Les cofondateurs du groupe ont également été confrontés à une baisse historique de leur fortune personnelle. Dustin Moskovitz, 79e personne la plus riche du monde, a vu sa fortune amputer de 3 milliards de dollars, tandis qu’Eduardo Saverin a perdu 4 milliards de dollars.

L’ancienne directrice des opérations de Meta, Sheryl Sandberg, n’a pas été épargnée. Sa fortune estimée à 2,5 milliards de dollars a accusé une perte de 100 millions de dollars, c’est beaucoup moins que les trois autres, et ce, en grande partie parce que sa richesse est moins concentrée dans les actions du groupe.

Année douloureuse pour Meta

Ces pertes s’expliquent pas les mois difficiles rencontrés par Meta. L’année dernière, l’entreprise a entamé un tournant historique, s’orientant vers le métavers, le soi-disant avenir des médias sociaux, dont le concept a encore du mal à convaincre. Une réorientation qui a déjà coûté cher à Meta, au sens propre comme au sens figuré et son PDG en a fait les frais.

Un important budget a en effet été alloué au développement du monde virtuel sur lequel Meta parie énormément. Sauf que pour l’instant, la mayonnaise ne prend pas, les investisseurs se montrent frileux à l’idée du projet et cela se voit au niveau des chiffres de l’entreprise. Pour la première fois de son histoire, Meta, anciennement Facebook, a vu son chiffre d’affaires baisser en juillet dernier, alors que son bénéfice net a accusé une chute de 36% au cours du deuxième trimestre en glissement annuel. Mais le plus interpellant reste sans doute l’évaporation de plus de 500 milliards de dollars de sa valeur boursière, en février dernier.

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