La crise du coronavirus va coûter 4 milliards d’euros à l’horeca

Stefan Puchner/Picture Alliance

À cause de la crise du coronavirus, le chiffre d’affaires du secteur horeca encaisse une perte de 47 millions d’euros quotidiennement, selon les calculs du service études de Comeos, rapporte De Standaard ce lundi. Sans mesures de soutien supplémentaires, nous nous dirigeons vers un ‘cimetière social’, prévient la fédération.

Comeos représente les grandes chaînes de restaurants, mais les chiffres avancés dans son étude concernent l’ensemble du secteur horeca.

Suite aux mesures de confinement décrétées par le gouvernement pour tenter d’enrayer l’épidémie de nouveau coronavirus en Belgique, tous les établissements sont fermés depuis le 17 mars. Certains d’entre eux sont toutefois parvenus à maintenir une petite activité en proposant leurs services à la livraisons ou bien à emporter.

4 milliards d’euros

‘La perte de chiffre d’affaires est énorme’, déclare néanmoins le directeur général de Comeos, Dominique Michel, dans De Standaard. ‘Si les cafés et restaurants sont autorisées à rouvrir le 8 juin, la perte totale s’élèvera à 4 milliards d’euros’.

Ces chiffres sont sensiblement les mêmes que ceux avancés par l’organisation Horeca Vlaanderen. ’Jusqu’au 8 juin, la perte s’élève à un peu plus de 3,9 milliards d’euros’, estime en effet son directeur général Matthias De Caluwé.

La date du 8 juin est celle avancée pour l’instant par le Conseil national de sécurité pour une réouverture des établissements du secteur horeca, mais sans aucune garantie. Si les indicateurs de l’évolution de l’épidémie devaient repartir à la hausse, cette réouverture pourrait être repoussée à une date ultérieure.

‘Cimetière social’

Mais même avec un redémarrage des activités le 8 juin, les dégâts sont déjà énormes pour les exploitants, et ‘la crise ne fait que commencer’, prévient Dominique Michel. ‘Sans mesures, nous nous dirigeons vers un cimetière social.’

Plusieurs initiatives ont certes déjà été prises par les autorités, notamment le chômage temporaire pour les travailleurs touchés par la crise, mais elles ne suffisent pas à couvrir toutes les pertes subies par les nombreux établissements.

‘Pour un restaurant normal, vous devez continuer à payer 15 à 20% des coûts salariaux, même si les employés ne travaillent pas’, affirme Dominique Michel, qui évoque par là les primes, les assurances, les congés payés etc.

C’est pourquoi Comeos et Horeca Vlaanderen demandent au gouvernement l’instauration de nouvelles mesures de soutien comme une baisse de la TVA à 6%, une exonération des cotisations ONSS et une extension du chômage temporaire.