La compagnie aérienne Avianca poussée à la faillite

Isopix

La deuxième compagnie aérienne colombienne, Avianca, a demandé dimanche à être placée sous la loi de protection contre les faillites aux Etats-Unis afin de restructurer sa dette ‘en raison de l’impact imprévisible’ de la pandémie de coronavirus.

Dans un communiqué, Avianca affirme qu’avec ‘certaines de ses filiales et sociétés affiliées’ elle a demandé à ‘se placer volontairement sous le régime du chapitre 11 du code des faillites’, devant un tribunal de New York.

Le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites permet à une entreprise de se restructurer, souvent au prix de suppressions d’emplois massives, sans la pression de ses créanciers.

Les opérations de la compagnie aérienne ‘ont été considérablement affectées par la pandémie de Covid-19’, ainsi que par les mesures de confinement instaurées à travers la planète, a affirmé le groupe, ajoutant que l’entreprise était toujours soumise à des ‘coûts fixes élevés’.

12.000 employés en congé sans solde

Avianca a temporairement suspendu l’ensemble de ses activités pour les passagers fin mars, après la décision du président colombien Ivan Duque de fermer l’espace aérien du pays alors que le nombre de personnes touchées par l’épidémie augmentait.

Cette décision, qui a cloué au sol 142 avions, ‘a réduit les revenus consolidés de plus de 80% et a imposé une forte pression sur les liquidités’ de la compagnie, ajoute le communiqué, précisant que 12.000 des 20.000 employés prendraient un congé sans solde.

La pandémie de coronavirus a porté un coup très sévère à l’industrie de l’aviation dans son ensemble, frappée par les mesures de confinement imposées à plusieurs milliards d’humains à travers le monde.

L’Association internationale du transport aérien (Iata) a chiffré à 15 milliards de dollars les pertes de revenus cette année pour les compagnies d’Amérique latine, la pire crise de l’histoire pour ce secteur.