La Chine teste un nouveau prototype d’avion de combat de sixième génération et devance ainsi les États-Unis de dix ans


Principaux renseignements

  • La Chine fait évoluer rapidement la conception de son chasseur de 6e génération afin d’optimiser sa furtivité et son agilité.
  • Pékin vise un déploiement opérationnel d’ici 2030, devançant potentiellement les États-Unis d’une décennie.
  • Ce nouvel intercepteur affiche un rayon d’action quatre fois supérieur à celui des chasseurs furtifs américains.

La Chine fait progresser son programme de chasseur de sixième génération ultra-lourd à un rythme extraordinaire, comme en témoignent les images récentes d’un cinquième prototype en vol. Ces images révèlent des améliorations continues de la conception, notamment des modifications apportées aux entrées d’air des moteurs, aux systèmes d’échappement et à la forme générale de la cellule.

Ces modifications visent à améliorer les capacités de furtivité et l’efficacité aérodynamique de l’appareil, reflétant le processus itératif rapide courant dans les essais en vol de haut niveau.

Nouveau design

Géré par la Chengdu Aircraft Corporation, cet intercepteur à longue portée a connu trois phases de conception principales depuis décembre 2024. Le modèle initial comportait des tuyères de moteur carrées, un train d’atterrissage en tandem et des entrées d’air en forme de « caret ». En octobre 2025, le deuxième prototype a évolué vers un train d’atterrissage côte à côte et des entrées d’air supersoniques sans déflecteur afin d’améliorer l’agilité et la faible observabilité.

La version la plus récente conserve ces mises à jour tout en introduisant un nez redessiné, démontrant ainsi un engagement en faveur d’un perfectionnement constant.

Pourrait être opérationnel dès 2030

En raison de ce cycle de développement accéléré, les experts prévoient que cet avion de chasse sera opérationnel d’ici 2030, voire plus tôt. Ce calendrier laisse penser que la Chine pourrait déployer sa capacité de sixième génération plus de dix ans avant que les États-Unis n’introduisent leur équivalent, le F-47.

Le spécialiste de l’aviation Abraham Abrams estime sur Military Watch Magazine que l’infrastructure industrielle et technologique actuelle de la Chine lui confère un avantage concurrentiel plus important qu’à l’époque de la cinquième génération, ce qui fait craindre que Pékin ne remporte la course au déploiement de ces moyens avancés.

Comparaison des vitesses et de l’envergure opérationnelle

Les données historiques confirment cette tendance : alors qu’il a fallu plus de quinze ans aux F-22 et F-35 américains pour passer du premier vol à la mise en service, le J-20 chinois y est parvenu en seulement six ans. Le projet actuel avance encore plus vite.

Au-delà de sa rapidité de développement, l’appareil retient l’attention par son envergure considérable et son agilité. Les analystes estiment que son rayon d’action pourrait dépasser 4 000 kilomètres. C’est deux fois plus loin que la portée du J-20 et quatre fois plus loin que celle des avions de combat furtifs américains. (fc)

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