L’épidémie d’Ebola au Congo devient la deuxième plus importante jamais enregistrée


Principaux renseignements

  • La République démocratique du Congo est confrontée à la deuxième plus grande épidémie d’Ebola jamais enregistrée dans le monde.
  • Des taux de mortalité élevés et l’absence de vaccins homologués aggravent cette situation d’urgence humanitaire.
  • La CEPI, une organisation internationale spécialisée dans les vaccins, investit 8,5 millions de dollars (environ 7,4 millions d’euros) pour accélérer le développement d’un nouveau candidat-vaccin.

La République démocratique du Congo est actuellement confrontée à une grave épidémie d’Ebola, qui est désormais devenue la deuxième plus importante épidémie jamais enregistrée dans le monde. Depuis le début de l’épidémie, mi-mai, les autorités sanitaires ont identifié 3 532 personnes infectées. Ce nombre de cas est supérieur à celui enregistré lors de la dixième épidémie d’Ebola dans le pays, qui s’est déroulée entre 2018 et 2020.

La crise actuelle n’est surpassée que par l’épidémie de grande ampleur qui a sévi en Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016, et qui a entraîné des dizaines de milliers de cas et de décès en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée.

Nombre élevé de victimes

Le bilan humain est lourd, avec un taux de mortalité de 44,1 pour cent et 1 556 décès confirmés. À l’heure actuelle, 626 personnes se sont rétablies, tandis que 807 autres patients sont toujours pris en charge médicalement en isolement.

Le virus s’est propagé dans cinq provinces différentes, dont le Tshopo, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele et l’Ituri. Cette dernière province reste le principal foyer de l’épidémie, où le variant Bundibugyo continue de gagner du terrain.

Recherche de solutions

La lutte contre cette souche spécifique s’avère difficile, car il n’existe actuellement aucun traitement ni vaccin autorisé contre le virus de Bundibugyo. Pour y remédier, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) s’est associée aux laboratoires Hilleman à Singapour.

Ce partenariat a pour objectif d’accélérer le développement d’un candidat-vaccin destiné aux essais cliniques, en s’appuyant sur la plateforme du virus de la stomatite vésiculeuse recombinant (rVSV), une technologie qui a déjà fait ses preuves contre la variante Zaïre.

Des millions pour le développement d’un vaccin expérimental

La CEPI s’est engagée à verser jusqu’à 8,5 millions de dollars (environ 7,4 millions d’euros) pour financer la production du matériel clinique et le développement de ce vaccin expérimental.

Richard Hatchett, directeur de la CEPI, a averti que l’augmentation rapide des infections par le virus Bundibugyo est en train de transformer rapidement la situation en une urgence humanitaire de grande ampleur. (lv)

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