Principaux renseignements
- L’inflation dans la zone euro a atteint 2,9 pour cent en juillet en raison de la flambée des coûts énergétiques.
- Les disparités régionales en matière de prix persistent, allant de 2,0 pour cent en Estonie à 5,6 pour cent en Lituanie.
- Les marchés restent optimistes malgré les prévisions d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE).
La hausse des prix à la consommation dans la zone euro a atteint 2,9 pour cent en juillet, inversant ainsi la tendance à la baisse observée en juin. Selon les données provisoires d’Eurostat, cette hausse correspondait aux prévisions des experts et était principalement due à l’augmentation des coûts de l’énergie, conséquence de la recrudescence des tensions au Moyen-Orient. L’inflation sous-jacente, qui exclut les secteurs volatils de l’énergie et de l’alimentation, a également légèrement augmenté pour atteindre 2,5 pour cent. Les hausses de prix les plus importantes ont été enregistrées dans le secteur de l’énergie, qui a progressé de 10 pour cent en glissement annuel, et dans celui des services, qui a augmenté de 3,3 pour cent.
Disparités régionales
La situation économique variait considérablement d’un État membre à l’autre. La Lituanie a connu la plus forte pression sur les prix, avec une inflation de 5,6 pour cent, tandis que la Bulgarie, Chypre, l’Espagne et la Croatie ont également enregistré une inflation élevée. À l’inverse, l’Estonie a connu la plus faible hausse, avec 2,0 pour cent, suivie par des taux relativement bas à Malte et en France. L’inflation en Italie s’est située dans la moyenne régionale, tandis qu’en Allemagne, le taux a atteint 2,8 pour cent.
Évolutions mensuelles et risques énergétiques
Les variations mensuelles ont mis encore plus en évidence ces différences régionales. Les Pays-Bas ont enregistré la plus forte hausse mensuelle des prix, à 1,5 pour cent, tandis que l’Allemagne et la France ont également connu des hausses. En revanche, la Grèce et l’Italie ont enregistré les baisses de prix les plus marquées par rapport au mois précédent. Les analystes de marché ont averti que, la zone euro étant fortement dépendante des importations d’énergie, la volatilité des prix du gaz naturel et du pétrole continuait de constituer une menace pour la stabilité économique.
Optimisme
Malgré ces pressions inflationnistes, les marchés financiers sont restés optimistes. Ce sentiment positif a été renforcé par de solides résultats d’entreprises et un rebond mondial des valeurs technologiques, notamment dans le secteur des semi-conducteurs. Les principaux indices, dont le DAX 40 allemand et l’Euro Stoxx 50, ont atteint des niveaux records. L’euro a également enregistré une légère hausse par rapport au dollar américain après la publication des chiffres de l’inflation.
Perspectives d’avenir et politique de la BCE
Pour l’avenir, les économistes de Pantheon Economics estiment que l’inflation devrait se maintenir légèrement au-dessus de 2,5 pour cent. Ils s’attendent donc à ce que la Banque centrale européenne procède à une dernière hausse des taux d’intérêt de 25 points de base avant d’entrer dans une période de stabilité. Cette tendance coïncide avec une hausse inattendue du PIB de la zone euro au deuxième trimestre, ce qui indique que l’économie de la région est plus résiliente qu’on ne le prévoyait auparavant. (ev)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

