Principaux renseignements
- La Belgique sollicite le statut d’observateur au sein du Conseil de l’Arctique afin d’influencer les politiques en matière de climat et de développement durable.
- La stabilité de l’Arctique a un impact direct sur la sécurité européenne et les corridors économiques mondiaux.
- Des partenariats stratégiques avec les pays du Nord permettront d’échanger la technologie belge contre une expertise régionale.
Lors d’une récente mission diplomatique en Islande et en Norvège aux côtés de ses homologues du Benelux, le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a annoncé l’ambition de la Belgique d’obtenir le statut d’observateur au sein du Conseil de l’Arctique.
Huit pays
Cet organisme intergouvernemental, composé des huit nations disposant de territoires arctiques, sert de forum principal pour la coordination régionale. Bien que les observateurs ne disposent pas du droit de vote, ils sont autorisés à participer à des groupes de travail essentiels axés sur le développement durable, la biodiversité, les interventions d’urgence et le suivi de la pollution et des changements climatiques.
La Belgique rejoindrait ainsi d’autres pays non arctiques, tels que le Japon, la France et les Pays-Bas, dans ce rôle.
Sécurité européenne
Le ministre a souligné que la stabilité de l’Atlantique Nord et de l’Arctique est indissociable de la sécurité européenne. Il a fait remarquer que la stabilité économique mondiale dépend de la sécurité des couloirs maritimes, d’un accès fiable aux matières premières essentielles, ainsi que de la protection des données et des liaisons énergétiques.
Prévot a fait valoir que, si les effets du changement climatique se font sentir le plus vivement dans le Grand Nord, leurs répercussions sont universelles. Par conséquent, la Belgique est en train de finaliser une politique spécifique consacrée à l’Arctique et de mener à bien les démarches diplomatiques nécessaires à sa présentation au Conseil.
Coopération
Au-delà de sa candidature à l’adhésion, la Belgique vise à approfondir ses liens avec les nations nordiques dans le cadre du Benelux, en ciblant spécifiquement la coopération en matière d’infrastructures critiques et de sécurité maritime.
Prévot a mis en avant une relation réciproque dans laquelle la Belgique apporte ses avancées technologiques, son expertise maritime et ses recherches polaires en échange de l’expertise régionale de l’Islande. Les deux parties restent déterminées à faire en sorte que le droit international régisse la région, dont l’importance stratégique ne cesse de croître.
Renforcement des liens avec l’Islande
Abordant la question des relations avec l’Islande, M. Prévot a affirmé que ce pays restait partie intégrante de la communauté européenne, malgré sa décision de rejeter l’adhésion à l’UE en août. Il a déclaré que la Belgique entendait renforcer ce lien en respectant les points de vue islandais et en démontrant les avantages concrets de leur partenariat actuel. (fc)
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