La Corée du Sud exclut tout déploiement militaire au Moyen-Orient


Principaux renseignements

  • La Corée du Sud refuse tout déploiement militaire dans le cadre d’un conflit armé au Moyen-Orient.
  • Les différends économiques persistent concernant un accord d’investissement américain de plusieurs milliards de dollars.
  • Le président sud-coréen Lee Jae Myung confirme qu’il ne briguera pas un second mandat.

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a confirmé vendredi, lors d’une conférence de presse, que son pays éviterait toute intervention militaire au Moyen-Orient susceptible de l’impliquer dans des hostilités. Il n’a toutefois pas explicitement exclu la participation à un conflit. Le président a toutefois indiqué que Séoul étudiait les moyens de mieux garantir la sécurité de ses citoyens et de protéger l’approvisionnement en pétrole brut ainsi que les navires commerciaux. Lee a ainsi laissé entendre que le pays s’en tiendrait aux mesures de sécurité de base adoptées par d’autres pays. Cette déclaration fait suite aux pressions exercées par le président américain Donald Trump sur la Corée du Sud pour qu’elle se montre plus offensive dans son soutien militaire concernant l’Iran, bien que Séoul ait jusqu’à présent limité son engagement régional à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

Différends économiques

Les tensions avec Washington se sont intensifiées après que Trump a critiqué le manque de soutien présumé de la Corée du Sud, ce qui a conduit cet été à une réduction des exercices militaires conjoints. Parallèlement, les deux pays peinent à finaliser un accord d’investissement. Lee a indiqué que, bien qu’un accord soit sur le point d’être conclu, des divergences subsistent quant à la viabilité économique de la proposition actuelle. Dans le cadre de l’accord existant, la Corée du Sud s’est engagée à investir 350 milliards de dollars (304,8 milliards d’euros) dans le secteur manufacturier américain en échange d’une réduction des droits de douane à 15 pour cent sur ses exportations. Une mise à jour législative concernant ces projets a été reportée à la semaine prochaine.

Perspectives diplomatiques

En ce qui concerne la diplomatie avec la Corée du Nord, le président Lee s’est montré ouvert à l’idée d’un éventuel sommet entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Il a toutefois averti qu’une telle rencontre dépendait de la conjonction de plusieurs facteurs. Malgré la volonté que Trump aurait exprimée de se rencontrer avant l’automne, les médias nord-coréens n’ont pas encore confirmé ces invitations.

Politique intérieure

Sur le plan intérieur, le président Lee a abordé les rumeurs concernant son mandat. Face à une popularité en baisse, il a déclaré avec fermeté qu’il ne briguerait pas un second mandat. Il a confirmé que son mandat présidentiel prendrait fin en 2030, conformément à la Constitution, qui interdit actuellement la réélection. Par ailleurs, Lee a présenté des projets visant à décentraliser la capitale en désignant Sejong comme pôle politique et Séoul comme centre économique, poursuivant ainsi le transfert des administrations publiques vers la région centrale. (ev)

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