Principaux renseignements
- Goldman Sachs réoriente ses priorités vers les contrats à terme sur l’essence européenne pour la mi-2027.
- Les raffineries ont donné la priorité à la production de diesel, ce qui a resserré le marché de l’essence.
- Les conflits géopolitiques entraînent une grave crise d’approvisionnement en diesel malgré une production mondiale en hausse.
Les analystes de Goldman Sachs ont ajusté leur stratégie de marché et déplacé leur attention principale des écarts de prix du diesel vers les contrats à terme européens sur l’essence pour la mi-2027. Bien que la banque reconnaisse que les marges et les prix du diesel pourraient continuer à augmenter, les analystes voient actuellement davantage de potentiel de hausse pour l’essence. Ce changement d’orientation s’explique en grande partie par une évolution des priorités des raffineries. Les producteurs consacrent de plus en plus leur production au diesel, ce qui a rapidement resserré le marché de l’essence. C’est ce que rapporte Bloomberg.
La crise d’approvisionnement en diesel
La crise générale des carburants concerne principalement le diesel, que la banque décrit comme étant au cœur de la pénurie actuelle. Cette pénurie résulte d’importants arrêts de raffineries liés aux conflits géopolitiques en Russie et au Moyen-Orient. Bien que la production ait augmenté en Afrique ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud, ces hausses n’ont compensé qu’environ un tiers de l’offre manquante.
Fin août, les arrêts de raffineries avaient augmenté de 60 pour cent par rapport aux niveaux saisonniers habituels. Cette tendance devrait limiter la disponibilité du diesel jusqu’à une bonne partie de l’année prochaine.
Évolution des marges et potentiel du marché
Tout au long de l’été, l’écart entre l’abondance de pétrole brut et la pénurie de produits raffinés a fait grimper les marges de raffinage à des niveaux historiques. Aux États-Unis, cette tendance s’est déjà traduite par des prix à la pompe et des contrats à terme sur le diesel atteignant des niveaux records.
Toutefois, en raison d’une demande plus stable et de l’évolution des niveaux de stocks, Goldman Sachs estime que le potentiel de nouvelles hausses de prix est désormais plus important pour l’essence que pour le diesel. (zvm)
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